11 novembre 2009
Ardèche 1989
Pendant qu'le Mur séparant les deux Allemagne tombe, on s'prépare et on charge le camping-car.
A c't'époque, ch'travaillais avec deux mecs moutardés, Euh non ! J'voulais dire qu'avaient des moutards scolarisés. Alors chacun d'oeufs ou d'eux prenaient leurs vacances pendant les vacances scolaires. Donc ch'partais l'dernier et c'était bien mieux. Plus d'Juilletistes et encore moins d'Aoûtiens.
Dis ma Jonquille où c'qu'on va c't'année ? Qu'j'interroge. Ben avec le temps épouvantable, on va contre le Sud. Qu'elle me répond. Donc on.
Discussion le long de l'A7, et consultation d'la carte Bibendum. Tiens, une fois on tourne à droite. Ouais qu'j'acquiesce, mais plus bas qu'les Causses, parc'qu'l'herbe à moutons ch'c'onnais. Sifflet qu'on tourne à droite et on s'engage dans les gorges de l'Ardèche. Purée si c'est beau t'as vu ? En effet on est à Pont d'Arc.
Un jour, un seigneur de Sampzon se maria avec une jolie fille de Vallon. La belle était coquette et les amoureux nombreux. Le châtelain jaloux enferma sa femme dans une tour élevée, située sur la plate forme du rocher de l'Arc non encore creusé par les eaux. La belle y gémissait lorsque, un jour, un pélerin fort laid vint demander asile au chatelain. Ce dernier le fit entrer sans méfiance et accepta de lui montrer le beau paysage du haut de la tour attenante à son manoir. Pendant que le seigneur discourait, le pélerin s'éclipsa, délivra la belle et fila vers le Rhône. Le seigneur les aperçut du haut de la tour attenante à son manoir, disparaissant derrière la combe. Aussitôt le jaloux tomba à genoux et pria le Bon Dieu des Maris de lui rendre sa femme. Son désir fut exaucé. Un bruit terrible se produisit, la montagne s'ouvrit, les eaux passèrent sous elle et portèrent les amoureux et leur barque aux pieds du seigneur. Comme celui-ci recevait sa femme dans ses bras, le pélerin se transforma en diable velu et cornu et il disparut avec une forte odeur de soufre.

Avant l'été, Françoise du Var avait parcouru l'Ardèche et mit cette photo sur son blog. Comme l'envie de faire un article sur des vacances ardéchoises me titillaient. Gentille comme elle l'était elle m'offrit cette photo. Merci Françoise.
Il est proche de midi, donc on s'arrête au premier terrain que l'on trouve. A peine débarqués du CC qu'la Patronne s'excalme *Des p'tits Suisses pleins d'fric*. Vieille vache que j'lui rétorque et aussi sec on s'en va.
Que ch't'essplique, si les salaires sont nettement les plus élevés d'Europe, les charges y afférents, le sont aussi. J'avais vu un reportage sérieux sur ce thème, un couple vivant à Genève avec deux gamins de dix à douze ans avait un revenu de neuf mille balles, donc six mille €uros. Toutes les charges payées, le loyer, les impôts et les assurances, ils ne pouvait nouer les deux bouts. Et il n'y avait pas de crédit.
Repartons en vacances ailleurs, mais où ? Purée du diable, manque de souvenance. Bref on est remonté toute la vallée en s'arrêtant ici ou là. Alors ch'te mets des photos. C'est qu'le paysage est beau. C'est un diapo, mais les photos j'les ai scannées. Donc c'est mes miennes, des argentiques, à part celle de Françoise bien sûr.
17 juin 2009
L'Hermitage
On a de nouveau quelques jours de libres, et on s'en va au bord de la Neva, visiter l'Hermitage.... Mais c'que j'raconte moi ? C'est pas à St Pétersbourg qu'on va, mais à Lausanne. Il y a aussi la Fondation de l'Hermitage, Un très beau musée.
Donc vendredi début d'aprême, on décarre pour Lausanne. Allez septante-cinq minutes de route tout au plus. Précisément à Vidy, c'est au sud-ouest de Lausanne, mais attenant. C'est un beau terrain avec toutes les commodités et même un resto où l'on mangeait pas mal. Si t'as envie c'est Là.
Le samedi matin, on prend le bus pour l'Hermitage, c'est tout en haut de la Ville, et le bus c'est plus pratique que le p'tit scouteur.

Située dans une belle demeure du XIXe siècle, la Fondation de l’Hermitage accueille des expositions temporaires consacrées aux Beaux-Arts. Elle est entourée d’un parc magnifique, ouvert en permanence au public.
On a entendu parler d'une expo qui est sensée nous intéresser, Giacometti, Alberto Giacometti. Mais si tu sais, l'Homme qui marche, ça t'as entendu ou tu vis sous cloche ?
Alberto est un sculpteur Tessinois né en 1901 et mort à Coire dans les Grisons en 1966. Il est également peintre. Il figure sur les billets de banque suisse de cent balles.


L'œuvre d'Alberto Giacometti, on aime on on aime pas, y a pas de demi-mesure. C'est un style particulier, très étiré, dénué de formes, une structure, un squelette. Rien à voir avec les marbres polis de la Renaissance italienne. L'espo est un brin abstraite, quoique réaliste. Quelques réalisations sans ordre, même dans l'désordre.







Nous avons passé trois belles heures dans cette Fondation de l'Hermitage à Lausanne.
Nous avons moins apprécié la galerie des peintures du même artiste.



Descente en bus et une assiette de filets de perche au resto de Vidy, et voilà un samedi génial. Fin d'l'aprême, le cul dans l'herbe au soleil. Avec modération tout de même.
Et n'oublie pas de te rendre ici http://mjethil.canalblog.com/, les représailles pourraient être durailles. Et un H-IL coléreux pourrait foutre en l'air le sismographe du Sieur Richteur. Tu piges ?
12 juin 2009
Pays Nordics
Pffffou lala, un coup qu'on était partis dans l'Grand Nord avec notre Camping car, y nous en est arrivé une drôle. Quoi ? Ah non on avait pas mis d'pneus neige. Parce qu'c'est pas les zones arctiques qu'on fait, non non ! On était seulement dans l'Nord-Pas d'Calais. Pis même qu'c'est marqué Pas d'Calais, ben on l'a trouvé c'Calais.
La Ville, une fois qu'on a vu l'Hôtel-de-Ville, on a tout vu, pis on est pas fans d'ces villes toutes rouges. Enfin de briques rouges, comme l'Hôtel-de-Ville


Comme on est curieux comme des pies, on s'enfile dedans l'intérieur. On découvre un vitrail et la salle du Conseil.


Mais on est pas venu pour ça, on est venu pour voir des bateaux. Parce que des bateaux on en voit pas beaucoup, sauf le samedi soir dans la baignoire. Non des vrais, d'ces monstres des mers, des tankers-pollueurs-pas-payeurs.



On avait sagement parqué le CC et pour visiter on avait pris le p'tit scooteur.
Mais c'qu'on savait pas, ou p'têtre qu'on avait pas voulu savoir, c'est qu'le port est Forbidden, Verboten, Prohibited et même Interdit. Pfff ! Au diable ! On circule sur cette belle plateforme bituminée. On zyeute à gauche à droite pis devant. Justement devant à trente mètres, une p'tite bagnole blanche qui me vient contre. Clignoteur à droite et je vais, non Madame pas à gauche, à droite. La bagnole, elle se déplace sur la gauche. Je retire à droite et lui à gauche. Je m'arrête. Il va quand même pas nous plomber ce naze. Non il approche doucement. Faites quoi ici ? Ben c'te question, on r'garde les bateaux. Mais c'est interdit, c'est une zone portuaire. Ah bon, qu'j'y dis. Pis par où c'que je ressors ? Là-bas à la douane des camions. Donc, je. Et pour éviter des embrouillemerdements, je me glisse à côté du quarante tonne, à la hauteur de son triple train de roues. Je cale ma vitesse sur la sienne. Ouf ! Dehors.
On s'en va serrer la pogne aux quatre Jules et on se barre.

08 juin 2009
St Emilion
Ben une fois qu'on traînait nos sabots dans l'Sud-Ouest, on se dit qu'on pourrait bien pousser dans ce Temple du vin qu'est St Emilion. Mais le hic, c'est qu'la butte qui surplombe le vignoble où se trouve l'agglomération est interdite aux véhicules. Bon, on parque le CC, on branche le frigo sur le gaz, et hardi kiki, non pas celle-là, et on y va.Pendant qu'on ascensionne, ch'te mets un p'tit mot intelligent.
Saint-Émilion est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine. La juridiction de SainJt Emilion est classée au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Cette juridiction se compose de 8 communes : Saint-Émilion, Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Étienne-de-Lisse, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent-des-Combes, Saint-Pey-d'Armens, Saint-Sulpice-de-Faleyrens et Vignonet.
Située sur les coteaux entre la Dordogne et l'Isle et entre Libourne et Castillon-la-Bataille, c'est dans cette commune que se trouve le "zéro" (000.000/000.000) du système de coordonnées suisse (lire l'article en anglais). De cette manière, sur tout le territoire helvétique, la coordonnée horizontale est toujours supérieure à la coordonnée verticale. De même, il ne peut y avoir de coordonnées négatives.
Alors là, ça me scotche. Oui je sais très bien ce qu'est les coordonnés topographiques suisses. Quand je boy-scoutais, j'avais appris à lire ce moyen de situation, et le maniais aisément. Mais quand à savoir qu'le zéro absolu est à St Emilion, ça, ça m'troue. J'ai cherché et ai trouvée le pourquoi du comment.
Comment a-t-on choisi les nombres sur les axes du système de coordonnées? Il fallait remplir deux conditions: on ne voulait pas de coordonnées négatives, et on ne voulait pas non plus qu’on puisse confondre les coordonnées verticales et horizontales. Pour cela, on a défini que les coordonnées verticales iraient de 60 à 300 environ, et les coordonnées horizontales de 450 à 850 environ. En plus, on les a choisies de telle manière qu’il y ait un chiffre rond pour l’observatoire de Berne, à savoir 200.000/600.000. A cause de cela, le point 000.000/000.000 du système de coordonnées est en-dehors de Suisse, plus précisément dans la région de Bordeaux.
Évidemment le système de coordonnées géographiques, avec les latitudes et longitudes sont internationalement reconnues, mais assez ardues avec les degrés, minutes et secondes.
Bon remettons en bouteille ce St Emilion. Donc on était monté à pedibus la colline. Depuis le parvis, qui forme un place centrale mais décentrée, on a une vue superbe et imprenable.



Et tiens, il sonne midi
Ma Jonquille est déjà toute affairée à lire le menu
Si si elle a bonne vue.
L'intérieur est engageant
Espérons que le steak ne sera pas semelle
En ressortant de table, on fait un tour dans les ruelles, on admire les maisons de pierre.






Non seulement le vin est bon, mais la ville est belle.
22 mai 2009
Ch'sais pas trop où ? # 2
Pas trop où ? Exactement. Mais dans les environs de, oui je me rappelle. On descendait du Vercors avec la ferme, pas celle qu'on a visitée, intention de faire une halte à Grenoble. Mais, quand depuis la hauteur, on vit la pollution qui stagnait sur la Ville, on se grouilla de déguerpir.
On prit la direction Ouest, c'est-à-dire direction Nouille Yorque. Et le long de ce petit chemin qui sentait bon la noisette, et les crottes de chiens, on vit un panneau camping à la ferme et table d'hôtes. Comme un être humain, le CC tira sur la droite et ses roues se bloquèrent. Là au pied de ce massif de calcaire. Tu sais où ?

La Mère, chef du camp, nous parqua dans ce champ de noyers



La chaire fut bonne et pas chère. Aucun souvenir du repas, mais il était simple et très bon. Un seul souvenir, on a du racler nos fonds de poches, car Madame ne prenait pas la Visa. Sûr qu'elle devait se faire des couilles en or avec du noir.
Le lendemain, on mis le cap sur Pont en Royans. Il y avait fête. Beaucoup d'exposants exposaient, ils n'avaient que ça à faire, des objets en noyer. Mais de plus, on visita les maisons suspendues. Enfin presque.




et là ce doit être la Bourne, dis-moi si j'me gourre Kiki qu'habite juste à côté
Les ravioles de St-Jean en Royans
Privés de leurs habituels raviolis, des bûcherons italiens émigrés dans la Drôme ont inventé un plat de remplacement à partir de feuilles de raves. Fourrées de fromage blanc : les ravioles étaient nées. Cette approche historique n'est pourtant qu'une hypothèse, aucune preuve en la matière n'ayant été avancée jusqu'à présent. En l'état, la raviole est du Royans et ses origines sont plus simplement perdues dans les hauts plateaux du Vercors. Ne contenant pas de viande cette recette a d'abord été adoptée par les familles françaises pendant le Carême. Puis, très appréciée elle a été élaborée avec de la farine de blé tendre, du comté, du fromage blanc et du persil.
Excellents et rien à voir avec ces raviolis, reviens Henri j'ai les mêmes à la maison
20 mai 2009
Ch'sais pas trop où ? # 1
Bon ch'te dois quelques esssspliquances. Hier avec ma Jonquille, nous étions à deux cent cinquante borne d'la casa. pour assister au service funèbre d'un pote, d'un ancien collègue de travail. Insatiable, Claude bossait quinze heures par jour, sept jours sur sept. Il s'est effondré, comme tous les gens indispensables qui remplissent les cimetières. Claude fêtait, le 13 mai, son cinquante-neuvième anniversaire. Adieu Claude.
Ensuite on a eu la chance d'aller chez Jeannette et son Horlogeur. Et tu sais quoi, Benoît ? Ben on a mangé sur la terrasse à 1'000 m s/m. Belle fin de journée.
Et depuis ce matin mercredi, que du bonheur. Ch't'en dirai plus 12C4, mais ici http://mjethil.canalblog.com/
En graillant dans mon carton aux souvenirs, j'ai récupéré quelques photos argentiques que sitôt aussitôt je les ai scannées.
Un jour ch'sais pas quand, pas d'ma faute y avait rien marqué derrière la photo, et ch'sais pas où non plus, mais nous traînions nos boudins Michelin XLRS sur le Plateau du Vercors. On a fait un pitt stop dans une ferme éducative. Comme il était tôt le matin, il n'y avait personne, aussi on s'engagea derrière le derrière, non on ne rit pas, de la fermière.

Salut la Biquette !
Et là derrière ça doit être son mec
Un p'tit couni angora
Un beau bouc
Une vigogne pas gigogne
Un Poitevin qui guigne
Dans la pénombre le glouglou guette
Un troupeau angora
T'as vu les beaux p'tits gaguelets parterre ?
Regard en dessous
Si tu connais, si tu sais où c'est dis-le moi. J'aimerais bien remettre un nom sur cette ferme du Vercos, ça j'en suis sûr. Mais où ? Je vois l'endroit, où j'ai parqué le CC, tout et tout mais où ?
Il y aura une suite, mais avec des lieux mieux connus ou à peu près. C'est qu'on en a tellement vu des paysages.
22 avril 2009
Heureka
Non ! Pas l'Eureka de M'sieur Archimède qui découvrit que tous corps plongés dans un liquide en ressortent forcément mouillés.
Non non, c'est bien Heureka dont au sujet du quel il s'agit. En 1991 à Zurich, une expo scientifique. Enfin une rétrospective de l'avancée de la technologie depuis la nuit des temps.
Bon, c'est vendredi début d'aprêm, le Camping car est chargé devant la maison. Et pour une fois on s'en va contre le Nord. On par chez les Bourbines. Oui moi le Romand et Romand jusqu'au bout des dents, je me suis décidé à aller chez les Bourbines, et pire est, les Zurichois. Car, pour les Zurichois, au-delà de Zurich, c'est l'éther. Et en plus ils ne veulent que parler Anglais. Non mais têtes de pioche va ! Casques à boulons !
Le terrain de camping est situé dans les faubourgs Ouest de la ville. Donc on est plus proche de la Romandie.
Le lendemain matin on prend le bus pour se rendre en ville. On a pas de tickets et le distributeur ne rend pas la monnaie. Bon prince le chauffeur nous embarque. On doit descendre du bus et prendre un tram, le chauffeur nous a fait de la monnaie. Honnêtement, on prend un billet depuis le lieu de départ.
Puis on remonte à pied la Bahnoffstasse à pied. On fait les vitrines. Purée les prix, à tomber raide mort. Tiens de mémoire, un p'tite robe de tissus bleu avec des impressions jaunes et rouges. Pas d'manches et du genre qui commence jamais et finit tout de suite. Pose ton cul ! CHF 5'000. Comme on est en 1991 ça te fais FRF 20'000 ou FB 100'000. Quoi tu veux l'change en Euro, mais tu m'pompes. Bon parce que c'est toi, environ € 3'333 et 33 cents, pour tout juste 60 par 40 cm de tissu. C'est qu'on est tout proche de la Paredeplatz, cette place qui fait trembler tous les joueurs de Monopoly.
Enfin on arrive au site de l'expo Heureka ! C'est pas trop tôt tu m'diras, d'puis l'temps qu'tu nous balades, tu la crache ta Valda.
Donc on ! Y fait pas très beau et ch'te mets des images comme ça dans le désordre.

C'est une grande tour, entièrement construite en bois. Il n'y a pas d'escaliers, on accède aux différents niveaux en gravissant un plan incliné et tournant comme une spirale inverse. C'est à dire que plus tu montes, plus tu te resserres sur le centre, le noyau. En bas évidemment l'Homme des cavernes. Puis l'âge de la pierre, du fer, du bronze. La construction des catapultes, des lance-pierres fait avec les élastiques des culottes Petits-Bateaux uniquement. Plus on va haut, plus la technologie se peaufine. L'électricité, le téléphone, le télégraphe, le télécopieur. Et ainsi jusqu'à notre époque moderne de monde à la conquête de l'espace.

Entre chacun des sommets de ces chapiteaux, une passerelle façon pont de singe. Ça branlotte à tout va et ça fout un peu les jetons.

Ma Jonquille pétoche un peu

Dommage le temps et gris d'chez gris et ça mouille un peu

Heureusement, il y a un observatoire de béton armé, C'est moins vacillant mais c'est haut tout de même.
Un Ouiquinde de passé, rien de transcendantal mais qui vaut tout d'même un diapo.
20 avril 2009
à l'Hospice
Mais non on n'va pas à l'Hospice, on a encore pas l'âge. Tu nous vois dans un mouroir ?
Non, le camping car est chargé devant la maison, on fini de bâfrer notre repas, faire la vaisselle, et go ! Direction la Bourgogne. Beaune, une des capitales de la Bourgogne. On va se mettre au camping les Cent Vignes. Évidemment t'aurais pas voulu que ce soit le camping des Galets d'la Plage. Il est situé dans la ville mais en dehors de la vieille ville tout de même.
Le lendemain matin on enfourche la p'tite titine et on se rend au centre. Le but, visiter les Hospices. On nous a dit que... on a vu sur le net que... Mais comme les saint-bernard, on n'se fie à nos yeux.
Magnifique ! Estomaquant ! Grandiose la coure intérieure. On regarde à gauche à droite et ces tuiles polychromes, spécialités bourguignonnes.


Hospices, parce que c'était un ancien hôpital des pôvres, créé par le Duc de Bourgogne Philippe III, en 1443. A l'intérieur, c'est vraiment un hostio, un salle de lit, où beaucoup de gens doivent mourir, une pharmacie qu'ils appellaient apothicairerie, des cuisines et un chapelle.
La salle des lits

L'aphoticairerie
Les cuisines
La chapelle
Il y a aussi le magnifique gigantesque polyptique
Ca, c'était la visite officielle. Mais on s'en va aussi visiter les caves, puiqu'elles sont ouvertes. Un gaillard nous vend FRF 10 un tastevin en magnifique tôle d'époque mérovingienne.

On descend le roide escalier derrière un couple d'Allemands. Des gens d'une quarantaine, chiquement habillés de blanc. En bas, on arrive dans le secteur des vins blancs. Les Germains s'arrêtent au premier tonneau. On va au suivant et on prend un coup d'blanc, ça nous fera l'aperluche on est en fin d'mat.
On va de postes en postes, comme dans un rallye. Mais on refuse de s'alcooliser. C'est intéressant, on écoute les cavistes nous raconter la robe, le nez, le palais, le bouquet. De temps à autre on jette un oeil en arrière et on voit les Deutsch qui sirotent à tous les tonneaux.
Plus loin on goûte et l'on achète un carton de six topettes de nectar de Bourgogne. Les teutons sont cuits, ils peinent pour remonter le roide escalier, il y a des cassées de gueules. Nous on se marre. Je m'en vais redonner ces moches tastevins au gulu et lui réclame mes vingt balles. Il tire la tronche du sciècle. Il eut été en argent pour 10 balles j'l'aurais gardé. Comme çui-ci :

17 avril 2009
Général de Gaule
La ville de Dole dans le F-39 Jura, organise tous les deux ans, une monstre bastringue. Tous les commerçants participent. Et chaque année, c'est sur un nouveau thème que la fête se déroule.
Ce jour là, il y avait un défilé de voitures anciennes, et une visite surprise du Général Charles de Gaule, Roi des Gaules. Alors tu te déguises et tu participes.







Pas terrible comme photos, mais un beau souvenir
13 mars 2009
Aller à... alléas
Un vendredi, on était sur le départ pour le ouiquinde. On passait les gorges du Doubs, vers Remonot. Et là ch'te fous mon billet qu'tu sais pas où ça se trouve, hormis les locaux bien sûr. Ben c'est là :
Ben dans ces gorges, la conduite de mon CC devenait bizarre, comme si je roulais sur de la glace. Sensation d'instabilité. Heureusement, une place de parcage me tendait les bras, là sur la droite. Une grande place, à peu près plate, le bonheur quoi. J'arrête mon engin dans un coin, et là, le cri de douleur du chauffeur qui trouve son pneu plat.
Bon on se retrousse les manches, ma Jonquille cherche sur le manuel les endroits de crickage, et moi je cherche les outils. La roue je sais qu'elle se trouve, sous l'capot, boulonnée sur le moteur. Déboulonnage, oh purée c'qu'elle est lourde c'te salopté. Tu parles une grosse roue de camionnette, c'est pas d'la tarte. Véhicule toute charge comprise admise à 3,5 tonnes, plus un bon 10% de divers imprévus, mais strictement nécessaire.

C'est un châssis-cabine, fabriqué par Fiat, Peugeot ou Citroên, c'est strictement les mêmes avec quelques petits changements au niveau des phares, signophiles et calandres. Sur ce châssis le constructeur de Camping-car construit l'habitacle.

Et ça donne un véhicule de c't'accabit. Poids à vide, entre 2,8 et 3,0 tonnes. Il ne reste pas lerche de poids à embarquer. Mais on en revient à la tragique crevaison.
J'enfile le crick sous le véhicule à l'endroit prévu, je manoille, je manoille et seule la carrosserie se lève. Je suis à bout de crick. On essaie ailleurs, même résultat. Un gros camion citerne est arrêté sur le parc, j'vais frappé chez l'chauffeur mon voisin pour lui demander des câles en bois. Je transporte six morceaux de poutres en bois dur. Je les positionne correctement pour faire une embase. Je manoille et tu sais quoi Benoit ? Gagné, la roue ne décolle pas du terrain. Pas vraiment l'top pour la changer.
A force de me voir tichniter, mon voisin vient me voir et me propose d'aller chercher son crick de camion. C'est lui qui s'y colle, et avec peine. Au bout de nonante broquilles la roue de secours est en place. Je glisse un billet dans la poche du chauffeur sympa.
C'est parti mon Kiki, on y va. Et on roule comme ça jusqu'à Bourg-en-Bresse où l'on se pose.
Le lendemain matin, je relève soigneusement les codifications et marques du pneu et enfourche mon scooter pour faire le tour des garages.

Pas évident de trouver des gros boudins comme ça. Enfin je. Heureusement le garage est ouvert et des ouvriers y travaillent. Je retourne à la base, ma Jonquille arrime tout ce qui est à arrimer, elle se met au volant du CC et me suit. On peut attendre, ce ne sera pas très long. Le garagiste a la gentillesse de me croiser encore les roues afin que je trouve un équilibre. La roue de secours et la roue avec pneu neuf à l'avant sur la traction. Un pneu moins cher qu'chez mon pote gargeu d'la Tchaux.

Une crevaison en vingt-deux ans, moyenne plus que correcte.
