27 novembre 2009
Côte d'Or
Ben un Ouik, comme d'hab, ma Jonquille charge le camping car le vendredi matin pendant ma dernière matinée d'boulot. On mange en vitesse, on range et on descend les derniers sacs et le frigo. Mais non sot ! On prend pas l'frigo avec, mais c'qui y a dedans pour mettre dans l'frigo du CC. On embraye et trois plombes plus tard, on se r'trouve à Dijon, encore capitale de la moutarde.
Le terrain de camping est proche du lac Kyr. Du nom d'ce fameux Chanoine qui inventa c'fameux apéro.
Issu d'une famille d'origine alsacienne qui s'est installée en Bourgogne en 1870, Félix Kir est né à Alise-Sainte-Reine en Côte-d'Or le 22 janvier 18761. En 1891, il entre en quatrième au petit séminaire de Plombières-lès-Dijon et est ordonné prêtre en 1901. Il est successivement vicaire à Auxonne ; curé de Drée ; vicaire à Notre-Dame de Dijon de 1904 à 1910 ; curé de Bèze de 1910 à 1924, ministère pendant lequel il est mobilisé dans les services de santé. De 1924 à 1928, il est curé de Nolay. En 1928, l'évêque de Dijon le nomme directeur des œuvres et groupements d'hommes et des œuvres de presse. Il s'installe alors à Dijon. Il est nommé chanoine honoraire en 1931. ET PLUS
Tu penses bien qu'cest pas pour c'gaillard qu'on est venu. Nan ! Le lac est joli, sympa et permet de faire de jolies promenades. De plus la Ville de Dijon est super.


On aime bien faire le tour du lac, à pied évidemment. Et prendre un pot au bistrot qui surplombe le lac. C'est calmos, on entend pas trop la route.

Mais on aime bien aussi la ville où on s'y rend avec notre p'tit péteuse en moins de 5 broquilles. Evidemment on préfère la vielle ville à la nouvelle. L'béton ch'connais, ça m'laisse béton.




Mais il y a aussi un très beau bâtiment, le Marché couvert. Il se tient sur une place, entouré de p'tites boutiques, cafés et restos. Il est ouvert tous les matins jusqu'à midi. Nous allons y faire nos courses le samedi, acheter une volaille chez Maxime et du jambon persillé chez Jeannine et René. Si si y s'appelaient comme ça.

En 1868, l'entreprise Eiffel entreprend la construction des halles de Dijon, destinées à accueillir quotidiennement le marché couvert. Inscrites à l'Inventaire des Monuments Historiques, les halles sont un lieu de rencontre et d'histoire pour les Dijonnais. Il est fréquent d'y voir des parents faire découvrir les lieux à leurs enfants et les amener aux stands où eux-mêmes allaient petits. Proche de la place du Bareuzai, le bâtiment, inspiré pour sa structure extérieure de l'architecture classique, présente une succession d'arcades et de colonnes aux fûts cannelés et aux chapiteaux décorés de pampres de vigne. Ses quatre pavillons s'articulent autour de deux rues en croix. Sur les grandes arches, de nombreux motifs animaliers et autres symboles se rapportant à l'activité des halles sont visibles. On peut ainsi apercevoir des têtes de chevreuil, de mouflon, de sanglier et de boeuf, gibier et volailles, poissons et anguille, en médaillons, Cérès, déesse de la moisson et Hermès, dieu des échanges et du commerce. En ce qui concerne la toiture, elle est fortement inspirée des halles centrales de Paris. Entourés de nombreux restaurants de tous styles, les halles est un lieu de sortie cher aux Dijonnais. Plusieurs fois par semaine, un marché en plein air s'articule tout autour et dans les rues avoisinantes, le rendant impossible d'accès en voiture.
23 novembre 2009
Île de Mainau
Ben là, c'était en mai huitante-neuf, on s'dit qu'on pourrait un coup aller faire un tour en Bourbinie. Tu sais qu'j'aime pas trop, d'jà quand tu y vas, l'soleil t'flash dans les yeux et qu'en t'en r'tournes, le Mahomet t'éclabousse d'nouveau la bouille. Bon on est décidé on r'vient pas en arrière.
On va en Suisse Orientale, tout là-bas au fond, près des Allemands et des Autrichiens. Y a un beau lac, qui s'appelle comme une jeune fille, Constance. Mais en Deutch c'est bien moins beau, Boden. Pis ça veut dire Bas, Sol, Plancher. Tu trouves pas un peu con lac de Plancher ? A moins d'y mettre un tapis d'd'ssus.

On décrit sous la désignation lac de Constance (Bodensee en allemand) les trois plans d'eaux que sont l’Obersee (« lac supérieur »), l’Untersee (« lac inférieur ») et le Seerhein (« Rhin de lac »), qui se trouvent au nord des Alpes à la frontière entre Allemagne, Suisse et Autriche. Il s’agit ainsi en réalité de deux lacs indépendants et d´un fleuve les reliant (eau courante).
Le lac de Constance est alimenté principalement par le Rhin. Sa surface est de 536 km². Elle a été recalculée en 2004, le chiffre précédent était de 571 km².
Donc vogue dans le lac de Constance, l'Île de Mainau. Un chouette jardin, une journée de plaisir aux yeux.
Mainau est une petite île allemande de 45 hectares, dans le land de Bade-Wurtemberg, située dans la partie nord-ouest du lac de Constance, l'Überlinger See. Ses côtes méridionales sont accessibles grâce à un pont et par bateau. L'île fait partie du quartier Litzelstetten-Mainau de la ville de Constance. Elle est la propriété d'une branche de la famille royale de Suède, les Bernadotte. Mainau est aussi qualifiée d'île aux fleurs. C’est un lieu touristique.
Tu cherches même sur Gouguèlle ou sur l'Ouiquipédia et tu pourras te remplir de tesques intelligents, moi j'ai pas l'temps. Par contre ch'te laisse zyeuter les images que j'ai emboîtées avec mes p'tits doigts. Parc'qu'le détail j'm'en souviendre plus.
Pis demain y aura un article sur le blog jaune, une p'tite balade dans les environs.
Non Dom pas d'église :-)
18 novembre 2009
Déjà 20 ans
Oh lala, oui déjà vingt ans que nous avions passé un Ouiq en Alsace avec le Camping car. Il ne faisait pas vilain, bon frais comme un mois de novembre. Ce qui nous avait donné l'idée de visiter l'écomusée d'Alsace.
A mi-chemin entre Mulhouse et Colmar. C'est une petite merveille qui vaut le détour. Je t'en avais parlé lorsque nous avions ou trains, passer Noël et Nouvel-An chez les Alsaciens. C'était en deux mille quatre.
Aujourd'hui, je dégraille dans mon carton à godasse les clichés que j'avais faits en dix-neuf cent huitante-neuf. Alors tu poses ton derche sur l'trabeuchet et tu zyeutes en silence. C'est gratos et le défilement est automatique.
Demain article sur le blog jaune et retour ici après-demain.
11 novembre 2009
Ardèche 1989
Pendant qu'le Mur séparant les deux Allemagne tombe, on s'prépare et on charge le camping-car.
A c't'époque, ch'travaillais avec deux mecs moutardés, Euh non ! J'voulais dire qu'avaient des moutards scolarisés. Alors chacun d'oeufs ou d'eux prenaient leurs vacances pendant les vacances scolaires. Donc ch'partais l'dernier et c'était bien mieux. Plus d'Juilletistes et encore moins d'Aoûtiens.
Dis ma Jonquille où c'qu'on va c't'année ? Qu'j'interroge. Ben avec le temps épouvantable, on va contre le Sud. Qu'elle me répond. Donc on.
Discussion le long de l'A7, et consultation d'la carte Bibendum. Tiens, une fois on tourne à droite. Ouais qu'j'acquiesce, mais plus bas qu'les Causses, parc'qu'l'herbe à moutons ch'c'onnais. Sifflet qu'on tourne à droite et on s'engage dans les gorges de l'Ardèche. Purée si c'est beau t'as vu ? En effet on est à Pont d'Arc.
Un jour, un seigneur de Sampzon se maria avec une jolie fille de Vallon. La belle était coquette et les amoureux nombreux. Le châtelain jaloux enferma sa femme dans une tour élevée, située sur la plate forme du rocher de l'Arc non encore creusé par les eaux. La belle y gémissait lorsque, un jour, un pélerin fort laid vint demander asile au chatelain. Ce dernier le fit entrer sans méfiance et accepta de lui montrer le beau paysage du haut de la tour attenante à son manoir. Pendant que le seigneur discourait, le pélerin s'éclipsa, délivra la belle et fila vers le Rhône. Le seigneur les aperçut du haut de la tour attenante à son manoir, disparaissant derrière la combe. Aussitôt le jaloux tomba à genoux et pria le Bon Dieu des Maris de lui rendre sa femme. Son désir fut exaucé. Un bruit terrible se produisit, la montagne s'ouvrit, les eaux passèrent sous elle et portèrent les amoureux et leur barque aux pieds du seigneur. Comme celui-ci recevait sa femme dans ses bras, le pélerin se transforma en diable velu et cornu et il disparut avec une forte odeur de soufre.

Avant l'été, Françoise du Var avait parcouru l'Ardèche et mit cette photo sur son blog. Comme l'envie de faire un article sur des vacances ardéchoises me titillaient. Gentille comme elle l'était elle m'offrit cette photo. Merci Françoise.
Il est proche de midi, donc on s'arrête au premier terrain que l'on trouve. A peine débarqués du CC qu'la Patronne s'excalme *Des p'tits Suisses pleins d'fric*. Vieille vache que j'lui rétorque et aussi sec on s'en va.
Que ch't'essplique, si les salaires sont nettement les plus élevés d'Europe, les charges y afférents, le sont aussi. J'avais vu un reportage sérieux sur ce thème, un couple vivant à Genève avec deux gamins de dix à douze ans avait un revenu de neuf mille balles, donc six mille €uros. Toutes les charges payées, le loyer, les impôts et les assurances, ils ne pouvait nouer les deux bouts. Et il n'y avait pas de crédit.
Repartons en vacances ailleurs, mais où ? Purée du diable, manque de souvenance. Bref on est remonté toute la vallée en s'arrêtant ici ou là. Alors ch'te mets des photos. C'est qu'le paysage est beau. C'est un diapo, mais les photos j'les ai scannées. Donc c'est mes miennes, des argentiques, à part celle de Françoise bien sûr.
17 juin 2009
L'Hermitage
On a de nouveau quelques jours de libres, et on s'en va au bord de la Neva, visiter l'Hermitage.... Mais c'que j'raconte moi ? C'est pas à St Pétersbourg qu'on va, mais à Lausanne. Il y a aussi la Fondation de l'Hermitage, Un très beau musée.
Donc vendredi début d'aprême, on décarre pour Lausanne. Allez septante-cinq minutes de route tout au plus. Précisément à Vidy, c'est au sud-ouest de Lausanne, mais attenant. C'est un beau terrain avec toutes les commodités et même un resto où l'on mangeait pas mal. Si t'as envie c'est Là.
Le samedi matin, on prend le bus pour l'Hermitage, c'est tout en haut de la Ville, et le bus c'est plus pratique que le p'tit scouteur.

Située dans une belle demeure du XIXe siècle, la Fondation de l’Hermitage accueille des expositions temporaires consacrées aux Beaux-Arts. Elle est entourée d’un parc magnifique, ouvert en permanence au public.
On a entendu parler d'une expo qui est sensée nous intéresser, Giacometti, Alberto Giacometti. Mais si tu sais, l'Homme qui marche, ça t'as entendu ou tu vis sous cloche ?
Alberto est un sculpteur Tessinois né en 1901 et mort à Coire dans les Grisons en 1966. Il est également peintre. Il figure sur les billets de banque suisse de cent balles.


L'œuvre d'Alberto Giacometti, on aime on on aime pas, y a pas de demi-mesure. C'est un style particulier, très étiré, dénué de formes, une structure, un squelette. Rien à voir avec les marbres polis de la Renaissance italienne. L'espo est un brin abstraite, quoique réaliste. Quelques réalisations sans ordre, même dans l'désordre.







Nous avons passé trois belles heures dans cette Fondation de l'Hermitage à Lausanne.
Nous avons moins apprécié la galerie des peintures du même artiste.



Descente en bus et une assiette de filets de perche au resto de Vidy, et voilà un samedi génial. Fin d'l'aprême, le cul dans l'herbe au soleil. Avec modération tout de même.
Et n'oublie pas de te rendre ici http://mjethil.canalblog.com/, les représailles pourraient être durailles. Et un H-IL coléreux pourrait foutre en l'air le sismographe du Sieur Richteur. Tu piges ?
12 juin 2009
Pays Nordics
Pffffou lala, un coup qu'on était partis dans l'Grand Nord avec notre Camping car, y nous en est arrivé une drôle. Quoi ? Ah non on avait pas mis d'pneus neige. Parce qu'c'est pas les zones arctiques qu'on fait, non non ! On était seulement dans l'Nord-Pas d'Calais. Pis même qu'c'est marqué Pas d'Calais, ben on l'a trouvé c'Calais.
La Ville, une fois qu'on a vu l'Hôtel-de-Ville, on a tout vu, pis on est pas fans d'ces villes toutes rouges. Enfin de briques rouges, comme l'Hôtel-de-Ville


Comme on est curieux comme des pies, on s'enfile dedans l'intérieur. On découvre un vitrail et la salle du Conseil.


Mais on est pas venu pour ça, on est venu pour voir des bateaux. Parce que des bateaux on en voit pas beaucoup, sauf le samedi soir dans la baignoire. Non des vrais, d'ces monstres des mers, des tankers-pollueurs-pas-payeurs.



On avait sagement parqué le CC et pour visiter on avait pris le p'tit scooteur.
Mais c'qu'on savait pas, ou p'têtre qu'on avait pas voulu savoir, c'est qu'le port est Forbidden, Verboten, Prohibited et même Interdit. Pfff ! Au diable ! On circule sur cette belle plateforme bituminée. On zyeute à gauche à droite pis devant. Justement devant à trente mètres, une p'tite bagnole blanche qui me vient contre. Clignoteur à droite et je vais, non Madame pas à gauche, à droite. La bagnole, elle se déplace sur la gauche. Je retire à droite et lui à gauche. Je m'arrête. Il va quand même pas nous plomber ce naze. Non il approche doucement. Faites quoi ici ? Ben c'te question, on r'garde les bateaux. Mais c'est interdit, c'est une zone portuaire. Ah bon, qu'j'y dis. Pis par où c'que je ressors ? Là-bas à la douane des camions. Donc, je. Et pour éviter des embrouillemerdements, je me glisse à côté du quarante tonne, à la hauteur de son triple train de roues. Je cale ma vitesse sur la sienne. Ouf ! Dehors.
On s'en va serrer la pogne aux quatre Jules et on se barre.

08 juin 2009
St Emilion
Ben une fois qu'on traînait nos sabots dans l'Sud-Ouest, on se dit qu'on pourrait bien pousser dans ce Temple du vin qu'est St Emilion. Mais le hic, c'est qu'la butte qui surplombe le vignoble où se trouve l'agglomération est interdite aux véhicules. Bon, on parque le CC, on branche le frigo sur le gaz, et hardi kiki, non pas celle-là, et on y va.Pendant qu'on ascensionne, ch'te mets un p'tit mot intelligent.
Saint-Émilion est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine. La juridiction de SainJt Emilion est classée au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Cette juridiction se compose de 8 communes : Saint-Émilion, Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Étienne-de-Lisse, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent-des-Combes, Saint-Pey-d'Armens, Saint-Sulpice-de-Faleyrens et Vignonet.
Située sur les coteaux entre la Dordogne et l'Isle et entre Libourne et Castillon-la-Bataille, c'est dans cette commune que se trouve le "zéro" (000.000/000.000) du système de coordonnées suisse (lire l'article en anglais). De cette manière, sur tout le territoire helvétique, la coordonnée horizontale est toujours supérieure à la coordonnée verticale. De même, il ne peut y avoir de coordonnées négatives.
Alors là, ça me scotche. Oui je sais très bien ce qu'est les coordonnés topographiques suisses. Quand je boy-scoutais, j'avais appris à lire ce moyen de situation, et le maniais aisément. Mais quand à savoir qu'le zéro absolu est à St Emilion, ça, ça m'troue. J'ai cherché et ai trouvée le pourquoi du comment.
Comment a-t-on choisi les nombres sur les axes du système de coordonnées? Il fallait remplir deux conditions: on ne voulait pas de coordonnées négatives, et on ne voulait pas non plus qu’on puisse confondre les coordonnées verticales et horizontales. Pour cela, on a défini que les coordonnées verticales iraient de 60 à 300 environ, et les coordonnées horizontales de 450 à 850 environ. En plus, on les a choisies de telle manière qu’il y ait un chiffre rond pour l’observatoire de Berne, à savoir 200.000/600.000. A cause de cela, le point 000.000/000.000 du système de coordonnées est en-dehors de Suisse, plus précisément dans la région de Bordeaux.
Évidemment le système de coordonnées géographiques, avec les latitudes et longitudes sont internationalement reconnues, mais assez ardues avec les degrés, minutes et secondes.
Bon remettons en bouteille ce St Emilion. Donc on était monté à pedibus la colline. Depuis le parvis, qui forme un place centrale mais décentrée, on a une vue superbe et imprenable.



Et tiens, il sonne midi
Ma Jonquille est déjà toute affairée à lire le menu
Si si elle a bonne vue.
L'intérieur est engageant
Espérons que le steak ne sera pas semelle
En ressortant de table, on fait un tour dans les ruelles, on admire les maisons de pierre.






Non seulement le vin est bon, mais la ville est belle.
22 mai 2009
Ch'sais pas trop où ? # 2
Pas trop où ? Exactement. Mais dans les environs de, oui je me rappelle. On descendait du Vercors avec la ferme, pas celle qu'on a visitée, intention de faire une halte à Grenoble. Mais, quand depuis la hauteur, on vit la pollution qui stagnait sur la Ville, on se grouilla de déguerpir.
On prit la direction Ouest, c'est-à-dire direction Nouille Yorque. Et le long de ce petit chemin qui sentait bon la noisette, et les crottes de chiens, on vit un panneau camping à la ferme et table d'hôtes. Comme un être humain, le CC tira sur la droite et ses roues se bloquèrent. Là au pied de ce massif de calcaire. Tu sais où ?

La Mère, chef du camp, nous parqua dans ce champ de noyers



La chaire fut bonne et pas chère. Aucun souvenir du repas, mais il était simple et très bon. Un seul souvenir, on a du racler nos fonds de poches, car Madame ne prenait pas la Visa. Sûr qu'elle devait se faire des couilles en or avec du noir.
Le lendemain, on mis le cap sur Pont en Royans. Il y avait fête. Beaucoup d'exposants exposaient, ils n'avaient que ça à faire, des objets en noyer. Mais de plus, on visita les maisons suspendues. Enfin presque.




et là ce doit être la Bourne, dis-moi si j'me gourre Kiki qu'habite juste à côté
Les ravioles de St-Jean en Royans
Privés de leurs habituels raviolis, des bûcherons italiens émigrés dans la Drôme ont inventé un plat de remplacement à partir de feuilles de raves. Fourrées de fromage blanc : les ravioles étaient nées. Cette approche historique n'est pourtant qu'une hypothèse, aucune preuve en la matière n'ayant été avancée jusqu'à présent. En l'état, la raviole est du Royans et ses origines sont plus simplement perdues dans les hauts plateaux du Vercors. Ne contenant pas de viande cette recette a d'abord été adoptée par les familles françaises pendant le Carême. Puis, très appréciée elle a été élaborée avec de la farine de blé tendre, du comté, du fromage blanc et du persil.
Excellents et rien à voir avec ces raviolis, reviens Henri j'ai les mêmes à la maison
20 mai 2009
Ch'sais pas trop où ? # 1
Bon ch'te dois quelques esssspliquances. Hier avec ma Jonquille, nous étions à deux cent cinquante borne d'la casa. pour assister au service funèbre d'un pote, d'un ancien collègue de travail. Insatiable, Claude bossait quinze heures par jour, sept jours sur sept. Il s'est effondré, comme tous les gens indispensables qui remplissent les cimetières. Claude fêtait, le 13 mai, son cinquante-neuvième anniversaire. Adieu Claude.
Ensuite on a eu la chance d'aller chez Jeannette et son Horlogeur. Et tu sais quoi, Benoît ? Ben on a mangé sur la terrasse à 1'000 m s/m. Belle fin de journée.
Et depuis ce matin mercredi, que du bonheur. Ch't'en dirai plus 12C4, mais ici http://mjethil.canalblog.com/
En graillant dans mon carton aux souvenirs, j'ai récupéré quelques photos argentiques que sitôt aussitôt je les ai scannées.
Un jour ch'sais pas quand, pas d'ma faute y avait rien marqué derrière la photo, et ch'sais pas où non plus, mais nous traînions nos boudins Michelin XLRS sur le Plateau du Vercors. On a fait un pitt stop dans une ferme éducative. Comme il était tôt le matin, il n'y avait personne, aussi on s'engagea derrière le derrière, non on ne rit pas, de la fermière.

Salut la Biquette !
Et là derrière ça doit être son mec
Un p'tit couni angora
Un beau bouc
Une vigogne pas gigogne
Un Poitevin qui guigne
Dans la pénombre le glouglou guette
Un troupeau angora
T'as vu les beaux p'tits gaguelets parterre ?
Regard en dessous
Si tu connais, si tu sais où c'est dis-le moi. J'aimerais bien remettre un nom sur cette ferme du Vercos, ça j'en suis sûr. Mais où ? Je vois l'endroit, où j'ai parqué le CC, tout et tout mais où ?
Il y aura une suite, mais avec des lieux mieux connus ou à peu près. C'est qu'on en a tellement vu des paysages.
22 avril 2009
Heureka
Non ! Pas l'Eureka de M'sieur Archimède qui découvrit que tous corps plongés dans un liquide en ressortent forcément mouillés.
Non non, c'est bien Heureka dont au sujet du quel il s'agit. En 1991 à Zurich, une expo scientifique. Enfin une rétrospective de l'avancée de la technologie depuis la nuit des temps.
Bon, c'est vendredi début d'aprêm, le Camping car est chargé devant la maison. Et pour une fois on s'en va contre le Nord. On par chez les Bourbines. Oui moi le Romand et Romand jusqu'au bout des dents, je me suis décidé à aller chez les Bourbines, et pire est, les Zurichois. Car, pour les Zurichois, au-delà de Zurich, c'est l'éther. Et en plus ils ne veulent que parler Anglais. Non mais têtes de pioche va ! Casques à boulons !
Le terrain de camping est situé dans les faubourgs Ouest de la ville. Donc on est plus proche de la Romandie.
Le lendemain matin on prend le bus pour se rendre en ville. On a pas de tickets et le distributeur ne rend pas la monnaie. Bon prince le chauffeur nous embarque. On doit descendre du bus et prendre un tram, le chauffeur nous a fait de la monnaie. Honnêtement, on prend un billet depuis le lieu de départ.
Puis on remonte à pied la Bahnoffstasse à pied. On fait les vitrines. Purée les prix, à tomber raide mort. Tiens de mémoire, un p'tite robe de tissus bleu avec des impressions jaunes et rouges. Pas d'manches et du genre qui commence jamais et finit tout de suite. Pose ton cul ! CHF 5'000. Comme on est en 1991 ça te fais FRF 20'000 ou FB 100'000. Quoi tu veux l'change en Euro, mais tu m'pompes. Bon parce que c'est toi, environ € 3'333 et 33 cents, pour tout juste 60 par 40 cm de tissu. C'est qu'on est tout proche de la Paredeplatz, cette place qui fait trembler tous les joueurs de Monopoly.
Enfin on arrive au site de l'expo Heureka ! C'est pas trop tôt tu m'diras, d'puis l'temps qu'tu nous balades, tu la crache ta Valda.
Donc on ! Y fait pas très beau et ch'te mets des images comme ça dans le désordre.

C'est une grande tour, entièrement construite en bois. Il n'y a pas d'escaliers, on accède aux différents niveaux en gravissant un plan incliné et tournant comme une spirale inverse. C'est à dire que plus tu montes, plus tu te resserres sur le centre, le noyau. En bas évidemment l'Homme des cavernes. Puis l'âge de la pierre, du fer, du bronze. La construction des catapultes, des lance-pierres fait avec les élastiques des culottes Petits-Bateaux uniquement. Plus on va haut, plus la technologie se peaufine. L'électricité, le téléphone, le télégraphe, le télécopieur. Et ainsi jusqu'à notre époque moderne de monde à la conquête de l'espace.

Entre chacun des sommets de ces chapiteaux, une passerelle façon pont de singe. Ça branlotte à tout va et ça fout un peu les jetons.

Ma Jonquille pétoche un peu

Dommage le temps et gris d'chez gris et ça mouille un peu

Heureusement, il y a un observatoire de béton armé, C'est moins vacillant mais c'est haut tout de même.
Un Ouiquinde de passé, rien de transcendantal mais qui vaut tout d'même un diapo.
