09 novembre 2009
London Two
Bon, l'premier soir, on a pu s'dégoter des places pour aller au théâtre. Bô un tout p'tit théâtre. Mais on y joue un monument. *Hair*
Le 17 octobre 1967, se tient à New York, la première représentation de la comédie musicale "Hair". Le spectacle, un manifeste pour la libération sexuelle et la paix au Vietnam, choque l’Amérique par ses scènes de nus et son antipatriotisme. Repris et adapté dans toutes les capitales du monde occidental, "Hair" popularise le mouvement Hippy et diffuse la contreculture américaine aux quatre coins de la planète.
C'était grand, génial. Non pas parce les comédiens finissaient à poils sous l'drapeau Ricains. Parce qu'les paroles, on y a compris que nibe. Mais la musique, super d'chez super. Il est que ce spectacle qui a tenu quatre ans à Brodways.

Après le spectacle, Micke nous amène au *Bull and Bush*. Un pub anglais au doux nom du Taureau et du Buisson. Si on avait pu y rester deux plombes de plus, p'têtre bien qu'on aurait vu l'taureau et qui nous aurait poussé au buisson. Purée, là on a dégivrer la lèvre supérieure des Anglais. Y z'étaient tous pliés d'rire d'nous voir danser avec un gros bock de bière brune sur l'plot. C'est l'heure ! Une cloche annonce que c'est le dernier service. Alors tout l'monde court au bar se faire servir trois, quatre ou cinq conso. Faut dire qu'les pubs ferment tôt, vingt et une ou vingt-deux plombes.

Le lendemain, notre guide décide de nous montrer la relève de la Garde à Buckingham. Tioooouuuu, sont stylés les mecs, tu sais ceux en rouge avec leur peau d'ours sur la tête. Pis t'as les filles qui vont leur faire des bisous, ou plus si affinités, pour les faire frémir. Peine perdue.


Hey ! Les mecs, ça vous dit d'voir un marché aux puces. Pffbouais qu'on y dit. Vous verrez c'est époustouflant. Ben Go qu'on y répond. Époustouflant, c'est maigrichon comme terme. Ça se tient sur des kilomètres, et y a de tout.
C’est l’un des plus anciens marchés de Grande Bretagne qui existe toujours. Le marché de Petticoat Lane tient son nom assez particulier de son histoire de commerce de vêtements. Il fut à l’origine établi par des tisserands Huguenots qui y vendirent des dentelles et des jupons. Ce fut pendant le règne de la Reine Victoria que le nom fut changé en un nom plus respectable Middlesex Street, même si dans le jargon quotidien, l’endroit conserve son nom d’origine. Possédant plus de 1200 étals, ce marché célèbre dans le monde vous offrira une énorme variété d’affaires y compris des vêtements, du cuir et des tissus. Visitez l’amont du marché, près d’Aldgate East, si vous aimez les vestes de cuir. Des montres, vêtements, bagages et marchandises diverses figurent parmi les articles variés que le marché offre. Curieusement, il n’existe officiellement pas de marché Petticoat Lane Market à Londres aujourd’hui, mais c’est juste la langue locale qui a gardé ce nom en vie. Le Petticoat Lane Market est situé entre Wentworth Street et Middlesex Street dans l’est de Londres, vers le sud du marché d’Old Spitalfields. Vous pouvez le visiter à tout moment de lundi à vendredi sur Wentworth Street, mais il s’étend aussi sur plusieurs marchés environnants les dimanches. Pour y accéder, les stations de métro les plus proches sont Aldgate East, Aldgate et la station de Liverpool Street.

Pis on s'en va à Hyde Park Speacker Corner. C'est pas qu'ce soit passionnant, mais c'est complètement ouf. Hyde Park, c'est le plus grand parc du centre de Londres. Les jours de soleil, c'est qu'dhab, y z'ont du brouillard, y a un monde fou, qui vautré dans l'herbe ou sur les bancs. Superficie cent quarante hectares. Mais il y a le Corner, ça c'est l'coin fou. Un ou plusieurs gaillard monte sur une caisse et harangue la foule. Le mec développe une connerie quelconque, mais il y a des règles strictes, comme ne pas insulter la famille royale. En principe, toujours des hurluberlus.

Ensuite l'Abbaye de Westminster où fut couronnée la Dame so British. Ben Elle on l'a pas vue.
L’abbaye de Westminster est l'église la plus célèbre de Londres. La construction de l'édifice actuel commença au xiiie siècle, sous Henri III. C'est le lieu de sépulture de la plupart des rois et reines d'Angleterre, et aussi des hommes et des femmes célèbres. Le « Coin des poètes » fait honneur aux écrivains du royaume. La quasi-totalité des couronnements des monarques anglais a eu lieu dans cette abbaye.
Le vrai nom de l'abbaye est église collégiale Saint-Pierre. Westminster signifie « abbaye de l'ouest », venait du fait qu'elle se situait à l'ouest de la City (en opposition à Eastminster, monastère cistercien qui se trouvait à l'est, au-delà de la tour de Londres). En vieux français, l'abbaye se nommait Ouestmoutiers.
Elle est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987.


C'est hénaurme, spectaculaire. Le soir, on invite Mike pour croûter une morce. On se dirige vers Picaddily Circus, c'est bien l'diable si on trouve pas un troquet où on peut bouffer autre chose que du mouton à la menthe.

Piccadilly Circus est un carrefour routier et un espace piéton situé à Londres, au croisement de quatre grandes artères du West End : Piccadilly, Shaftesbury Avenue, The Haymarket et Regent Street1. La place, autrefois considérée comme le centre de l'Empire britannique, constitue encore de nos jours un des centres nerveux de Londres, et est réputée pour l'enchantement que procure le scintillement de la pléthore d'enseignes lumineuses qui la recouvre, mais elle est également entourée de plusieurs curiosités touristiques, dont une fontaine érigée en 1893 en mémoire de Lord Shaftesbury et surplombée par un Ange de la Charité chrétienne (communément appelé Éros), ou encore le théâtre Criterion, le London Pavilion et plusieurs magasins célèbres.
On dégote un resto Indien, la carte est pas mal du tout. On commande nos trucmuches au Tandori et au Curry, on d'mande la carte des vins. Sorry Sir, il n'y a que de la bière. Grrrrumumbullb ! Qu'on y dit. Et l'Micke démerde mais pas comme un poisson dans la sciure, s'en sort de table et du resto. Cinq broquilles plus tard il est de retour avec deux quille de vin français. Bien joué Garçon !
Le lendemain, retour à la raie au port, le zingue pour GVA Airport. C'est court un Wik de trois jours. Ah oui, toutes les nanas dans l'avion sont habillées de violet, mauve ou parme c'est la mode c't'année là. La CB a du chauffer.
06 novembre 2009
Allons donc !
Nan ! À London voulais-je dire. Ben tiens donc, un jour, ça d'vait être en dix-neuf cent septante et quèque chose, mon copain Poupou, mais ouais tu t'rappelles d'lui, on avait été à Berlin ensembles avec notre pote Didouille, donc un jour, Poupou m'arsouille, Hé l'H-il, pourquoi qu'on irait pas à Londres un coup, histoire d'se décrasser les méninges. Ben Jockey qu'j'y dis, pour faire voir qu'j'manie la langue de Schaquespire comme un Chief.
Deux temps and three movements et on se r'trouve à GVA Airport.

Vol s'en encombre, on a pas trop chahuté les Hôtesses. On arrive ch'sais plus trop où, ah merci Kiki, non pas celle-là, mais Pédia, c'était Gattwik. Y nous restait une plombe de car à faire pour rejoindre le centre de Londres où on avait trouvé une piaule. Et c'foutu car qui démarrait pas et y f'sait sombre nuit. Faut dire qu'cétait l'arrière automne, un peu comme maintenant, mais avec plus de trente et des ans d'écart.
On est là, à l'hôtel, il est tard et on a rien croûté, de plus la cuisine est fermaga qu'y disent. De bleu l'raffut qu'on a mené, tellement on gueulait qui nous ont dégoté des sandouiches. Pour du pinard tu r'passera, juste une bière brune en bottle. Rien à faire, si non s'pieuter.
Le lendemain on s'en va dire bonjour à la vieille tante à Poupou. Ouais s'mariole a même une vieille tante, et je me rappelle plus d'quel côté, p'têtre bien d'çui la patte à r'laver. Mais c'qu'y a d'sympa, c'est qu'il a aussi un cousin Mickael et qu'est d'notre cuvée. Okay, y nous servira d'guide le Mike. Il a compris et d'plus y spique le Frenche hyper bien. Y nous amène à la Tour de Londres. Elle est comprise dans une forteresse, une enceinte hautement fortifiée et gardée.


C'est là, dans la Tour Blanche qu'Madame la Couenne à son coffret à bijoux. Et quels bijoux pétard, Tu pourrais vivre jusqu'à la fin d'tes jours et trois générations plus tard. Y sont là dans une vitrine épaisse comme ma cuisse. Pis des gardes très royaux te pousse au cul si tu t'arrêtes pour zyeuter. Nan ! Toujours marcher. Walking ! Walking ! Qui gueule l'Pépère.

L'Mike y nous fait visiter un tas d'trucs, y nous trimbale de gauche de droite. Bref, y décide nous m'ner à la Chambre des Lords. On arrive dans un vaste bâtiment de style Britano-Compliqué. Un Bobby nous fait asseoir sur un banc de pierre. En face de nous, un Parigot et sa tribu. L'Frouzien à tout bout d'champ s'lève sous prétessque de voir ceci ou cela, c'qu'y énerve le Bobby qui lui hurle des sit down en chatouillant sa matraque. Enfin on peu rentrer dans l'saint du saint.

Purée, on saute de trois siècles en arrière. On se pince pour voir si c'qu'on voit dans la deuxième moitié du vingtième siècle est réel. Tiens tu t'croiyerais au temps du bon roi Loulou XIV. Tous des perruques blanches, ou plutôt jaunes, sur l'choux les mecs directeurs. Et comme chez nous ch'te parle de tout et de rien et surtout ça lit le Times.
Bon ben ça donne soif ces séances de Parlement, même qu'on a rien dit. L'Mike a été sollicité pour nous trouver un local aux fins d'étancher nos soifs. Quelle meules ces Britishs. Ecoute-moi ça, tu rentres dans l'premier troquet venu, et en face d'la porte d'entrée, y a un grand panneau, autant grand qu'au match de foute. C'est écrit quèque chose comme ** Penalty between 2 pm to 5 pm**. On d'mande au Micke qui nous confirme c'qu'on a eu peur de comprendre. L'aprême entre deux et cinq, les prix sont majorés et fortement. L'pire c'est qu'c'est pas tous les troquets pareil. Bon on arrive à s'arroser la dalle sans trop de dégâts.
J'vais t'raconter la suite lundi Neuf. Parce qu'si non ça va t'faire un pamphlet pas possible. Donc à Lundi les Kikis, mais Dimanche y aura gags et sans Bob, ch'ferai les horreurs tout seul,
26 juin 2009
Un gros coup dans l'rétro
Là, j'vais t'conter une aventure d'il y a un sacré paquet d'années. Sachant que cinq ans font un lustre, je pense qui doit s'agir de lampadaires, voire de réverbères. Pas la Guerre de Crimée, même bien après celle de quarante-cinq.
Trois copains, H-IL et ses deux potes Poupou et Didouille. Une brève concertation, un p'tit détours par une agence de voyage, et on achète les précieux césames comme disent les journaleux à la con les titres de transport. Bagnole, direction GVA Airport. Une voix métallique, les passagers pour le vol 12345XY de la Lufhansa, sont priés de se rendre au Gate 25. Non mais elle peut pas dire la porte 25, c'te.... Pis l'Gate, ben fais moi confiance qu'on en parlait pas à c'tépoque. Il avait tout juste dix-huit pétards l'Billou.
Après avoir patienté dans l'Gate 25, on fut prié de s'avancer vers le zoizo et de grimper sur le tapis volant. Donc on fait !
Deux plombes plus tard, on désavionait à Berlin. Oui Madame. Berlin ville de l'Ouest en plein sur le territoire de l'Est. L'époque des deux Allemagne, la Guerre froide.
Ch'te passe sous silence les frasques de trois galopins hors d'leur territoire. Mais un jour, et je ne sais plus pour quelle raison, je me retrouve seul pour la journée. Alors c'est cette journée que je vais te raconter, te narrer, te relater, te bonir. Alors assieds-toi parterre, laisse pendre les jambes et ouvre toutes grandes tes étagères à mégots.
Tout d'abord, le U-Bahn, c'est leur méto à eux. Je roule un certain temps en direction de l'Est.


Débarquement. On nous fauche les passeports . Passeport Bitte ! Tout l'monde à la douane, qui gueule le haut-parleur. La douane, trois colonnes. Les Berlinois, t'iens j'ai pas vu Kenedy, les Allemands et les Étrangers. Bon j'me colle dans la colonne des Stangers, et j'attends, j'attends. Le gaillard derrière le guichet gueule un nom dans un haut parleur nasillard. Comme je comprends pas ce qui marmonne, chaque fois que je vois un passeport rouge, je m'approche. Chaque fois je me fait engueuler. Enfin je. Deux ou trois gros coups de tampons, y me r'donne mon bien et ça y est je suis de l'autre côté.
Rigole pas bonhomme !! D'abord il te faut faire du change, au minimum 5 DM contre 5 ÖDM. Pas d'blême. Ohlala pis encore la douane physique. Dedioudediou. Le Gabelou m'empoigne, y m'tate de partout, j'me d'amande si il est pas d'la jaquette des fois. Il me tire les cheveux. Oui j'en avais, ris pas !
Enfin y m'lâche les meules et les baskets. Ch'suis libre en Allemagne de l'Est. Enfin libre, c'est un bien grand mot. Je piétonne sur des trottoirs où les rares personnes qui y circulent, son sapées comme dans un film de guerre. Tu sais des chapeaux mous à larges rebords, des manteaux longs.

Peut-être que la nuit des longs manteaux se prépare. J'asperge une longue file de gensses. Je m'approche en catimini, j'ai pas mes charentaises, ch't'aurais bien dit mes cafignons mais t'aurais rien compris.
Mais que font ces gens ? Qu'attendent-ils ? Simplement d'être servis. Un trou dans un mur muni d'un guichet de verre. Le client passe sa commande, la dame referme son guichet, s'en va à l'arrière chercher la commande, ouvre le guichet tend la main pour recevoir l'argent avant de délivrer l'article demandé. Elle referme, prépare la monnaie, rouvre, tend la monnaie, ferme. Et client suivant. J'en suis baba.
Je marche, je marche. Pas besoin de saluer des gens, il n'y en a pas. Soudain un tramway circule dans un bruit de ferraille et de grincements qui réveillerait tous les morts de l'Enfer. Y en plus en bas qu'en haut ! Un ambulance, comme tu n'en a plus vu depuis les années trente. Un Pimpon de souris, ça me fait sourire. Comment est l'hosto ? Pense-je.
Enfin un carrefour, large trois fois comme ça. Rien à gauche, rien à droite, rien derrière, rien devant, j'y go. Enfin devant si il y avait quelque chose, un feu pour les piétons et il était au rouge. J'aurais pu me coucher au milieu de la route sans risquer ma vie, car il n'y a aucun véhicule. Mais derrière, venu dont on ne sait z'où, un Vopo m'enfonce sa Kalachnikof dans les côtes. Mon légendaire sourire se flétrit, se fane, se contrit, se ternit et se décompose. Y bardjaque kékechose que j'y comprends que dalle. A coups de canon il me fait reculer sur le trottoir de départ. Feu vert, j'y.
Mon idée, ressortir par la grandissime, sublissime Porte de Brandebourg. Arrivé là, le Vopo de service me fait comprendre que je dois sortir par où je suis rentré. Donc je, mais en faisant la gueule. Putain de merde de Vopos ! Vive notre Liberté !

et son magnifique quadrige.

01 avril 2009
On reste !
T'as souvenance, l'autre jour, ou plutôt l'autre nuit, on a fait demi tour avec l'autocar. On a pas pris l'avion, on y a juste mis nos bagages, qu'un pote récupérera à GVA-Airport. Nous on retourne en direction du centre ville.
Comme notre billet est valable encore six mois, autant en profiter. On a repéré et acquit, ben à nous, un p'tit véhicule qui va nous aider dans nos déplacements.

Notre petit véhicule à trois roues ne tarde pas à attirer le regard de quelques voyageurs de l'herbe. Des gens très très sympas. Aussi on se greffe à leur groupe. Il y a des Allemands, des Français, des Bataves et des Grands-Bretons.

Puis le long du chemin, on change notre zinzin, parce qu'un rickshaw, c'est vraiment pas confort pour roupiller. Contre quelques grammes de blanche et le pousse-pousse, on peut avoir un bus VW que des hippies n'arrivent plus à s'payer le carburant. Pour nous c'est une aubaine et on ne perd pas au change. Ils nous reprennent plus cher le triporteur que nous l'avons acheté, et la blanche n'est pas chère par ici.

On vit avec la communauté pendant quatre mois, c'est génial on fait des teufs à tout casser, et c'est vraiement Peace and Love. On s'intègre à merveille, faut dire qu'on est modulables en tous points.



Puis on trouve une p'tite guinde avec laquelle on va rentrer en traversant aussi bien que possible toutes ces régions en guerre, ou en guérilla. On doit négocier certaines frontières. Heureusement du fric on en a, on a pu revendre nos billets d'avion a des touristes français qui avaient paumé les leurs. L'étonnement de nos voisins quand on parque notre petite bagnole devant la maison.
Avant de nous en retourner bosser, il faut absolument que l'on passe chez notre dermatologue - vénérologue, car on a des pustules sur une grande partie du corps et les zigouigouis en rougissent de honte.
Finies les vacances, mais c'était bien
30 mars 2009
New Dehli
La fin de nos vacances approche. On retourne à New Dehli, d'où l'on reprendra le gros zoizeau pour l'Europe.
On passe devant le Fort Rouge et on en fait le tour, histoire de voir si tout est au top.



Ces bâtiments de grès rouge sont très beaux et donnent une teinte très spéciale à la ville. De là on va visiter le tombeau de Gandhi. T'as quand même entendu parler d'ce gaillard, ce roi de la non violence, ce père de la désobéissance civile, ce pape de la Nation ? Non toujours pas, attends j'l'ai vu ch'te mets sa bouille.
Ah oui c'est vrai j'l'ai pas vu puis qu'on va sur son tombeau. Bon on va pas s'bouffer l'nez pour si peu. Le tombeau :



C'est un endroit magnifique, un beau parc. Et comme c'est beau il n'y a pas de raison que les gens ne puissent pas y pique-niquer. Moyennant d'pas laisser ses papiers gras.

De là, on retourne faire un tour en ville. Il faut savoir qu'il n'y a aucun point de comparaison avec nos pays de l'Europe de l'Ouest. Il y a foule, jour et nuit les gens sont dehors, ça circule, les rues sont bondées de monde, de véhicule, de bêtes, de gamins, d'artisans, de boutiquiers, de coiffeurs, d'arracheurs de dents, sans mentir. Mais le plus dégueulasse, c'est que tout ces gens pas chics chiquent. Ils chiquent du bétel, cette feuille aux substances psychostimulantes. D'la drogue quoi. Ça j'm'en tamponnerais l'coquillard, mais ils recrachent le jus de la mastication, un jus rouge qui entache les trottoirs et les murs. C'est horrible !


Les rues marchandes, regroupent les même boutiques, dans celle-ci de l'or, dans celle-là des vêtements et encore là des pierres précieuses. Comme ça t'as vite fait la tournée de la concurrence.

Une petite pâtisserie ?

En visitant la France, on croyait avoir vu toutes les horreurs de l'EDF, mais y a pire !

On passe par le marché aux poissons et aux volailles. Alors là, c'est les bouteilles d'oxygène du plongeur qui nous faudrait. Oh purée l'ôôôôdeur ! Pffff !! Et Il fait chaud.


Par contre les fruits son appétissants. Ceux qui se pèlent, tu peux, c'est permis.

Et sous les arcades, le marché des feux d'artifices. L'hindou est gourmand de feux d'artifice, à chaque fête, mariage, enterrement, enfin ch'sais pas. Ça pétarade et ce sont de très beaux feux.
Alors que nous étions logés dans un superbe hôtel, un Shelton, ou un autre, il y avait une manifestation dans le jardin. Et curieux comme des pies on alla y traîner nos lampions. Il s'agissait d'un mariage. Sous un dais de fleurs, les jeunes mariés et leurs parents respectifs. Un des hommes nous invita à aller nous servir à manger. De grandes tables étaient dressées avec une alléchante présentation. Tout le monde est invité. Et surtout ils invitent leurs pauvres, ceux qui ont planté une sorte de tente sur le trottoir devant leur maison, leur propriété.
Plus tard, l'hôtel s'anima. Le parc de voitures se remplissait de rutilants véhicules avec chauffeurs en livrées. Belles dames en sari de couleur en sortaient de même que des hommes fringués au top. Des salles sur deux ou trois étages étaient réservées à ces gens. Feignant chercher les pipirooms, je fouinait.
On va se coucher un instant. Une heure tout au plus. A minuit le car nous conduit à l'aéroport. Voyage avec le trouillomètre à zéro. Le chauffeur passe tous les feux au rouge. Les autres poids lourds en fond de même. On en mène pas large. Personne ne cause. Peut-être que certains prient, on entend pas.
D'habitude on dit qu'j'en rajoute. Ben là, j'ai modéré mes propos, certaines choses je les ai passées sous silence, je n'ai pas exploité le matuvuisme. Si des envies de partir avec un voyagiste pour faire ce tour, demande-toi si tu te seras assez fort pour supporter cette misère qui côtoie une richesse des maharadjas des temps modernes.
Notre groupe se divise, le guide attend d'autres touristes suisses, quelques personnes vont prendre des vacances balnéaires à Goa, le solde rentre en Suisse à GVA-Airport. Et vous dans tout ça demanderas-tu-t-il ? Ben nous on change de cap. On retourne en ville avec le car, on a changé d'idée, on reste !
À suivre...
27 mars 2009
Varanasi
Comme promis, on retourne sur les Gaths. Et on y va de bon matin. En barque sur le Gange et avant le levé du soleil.

C'est beau, mais il fait un peu frais. C'est qu'on est au mois de février, mais sous les tropics. On accoste. On gravit les escaliers du Gath sur le haut, on doit enjamber des cadavres qui attendent sagement leur crémation.
Le rituel se déroule. la famille emmène le corps au pied du bûcher. Les gens riches on droit à du bois de santal, les autres du bois...d'arbre :-) Puis l'aîné des fils descend jusqu'au Gange, il se mouille la tête selon un rituel et ses frères le rasent. Ensuite la dépouille est déposée sur le bûcher et l'aîné l'enflamme. La famille doit attendre que le crâne explose avant de pouvoir s'en aller. Une bougie allumée sur une feuille de nénuphar est déposée sur le Gange. L'explosion du crâne à lieu après sept à huit heures de crémation. Les impurs touillent les braises et les cendres. Les chiens recherchent un os.
Les pauvres parmi les pauvres, souvent décédés dans les rues, sont emmenés dans un crématoire électrique.

Sur le Gange, une barque de pécheurs
Du Gath, on s'en va visiter les ruelles de Varanasi. Le guide souhaite fortement que nous ne nous quittions pas de vue les uns les autres, sous peine de se perdre à tout jamais. Donc on.

Les ruelles sont très étroites et très encombrées. Aux carrefours, il y a des petits marchés ou des petits temples. Une petite fille nous sourit.


Mais tout le long du chemin, c'est la cour des miracles. Des mendiants nous poursuivent dans l'espoir de recevoir une piécette. Des aveugles, des manchots de la lèpre, des cul-de-jatte. Des gens habillés de haillons. On a des larmes aux coins des yeux. Mais si tu sors une pièce, tu es submergé de mendiants. On retourne à l'hôtel à bord du taxi local, le Rick Shaw.

Prochainement New Dehli
Scoop !
J'entends maintenant à la radio que les enfants ne sont plus incinérés, ce sont des Anges que l'on dépose sur un radeau qui voguera un certain temps sur la Gange. Il en est de même pour les Aînés qui sont des Sages. L'état indien a introduit dans le Gange des tortues hargneuses qui mangent les cadavres.

25 mars 2009
Retour en Inde
Ca y est c'est reparti pour aller s'faire tâter les testicouilles à l'aéroport. Pas d'bol, c'est un mec, et de plus il est moderne. Il passe un bâton magique autour de ton corps. Bip bip bip ! C'est quoi qu'il y a ? Qu'y te dit dans un Anglais parfaitement académiquent approximatif. Tu sors le trousseau de clés qui orne ta poche et c'est bon. C'est surtout bon pour attendre une à deux heures dans une salle d'attente qui ressemble à un hall de chiottes de gare.
On débarque à Varanasi, appelé Bénares sous le règne de l'Anglais. Varanasi, c'est la Ville ou chaque être humain habitant l'Inde aimerait mourir. C'est le pas d'porte du Nirvana en quelque sorte. On descend en ville à bord d'un car spécialement affrété pour nous. Et soudain une camionnette nous dépasse. Là, à côté de moi de l'autre côté de la vitre. Bon rien de transcendantal ! Mais si mais si ! Sur le toit de la camionnette, emballé dans des draps multicolores, un macchabée. Y a pas à se tromper, le corps est tellement serré qu'on devine la forme des pieds qui sont en avant et ensuite la tête à l'arrière.
On s'en va visiter le tombeau de Akhbar, un Empereur mongol, mais pas trisomique. L'Inde est farcie de tombeaux, de temples et de forts de toutes sortes. Tu y rajoutes des noms un peu bizarroïdes pour nous et ça te donne une salade magnifique.



Ensuite, on se rend au Baby Taj. Entend par là une réplique du Taj Mahal, mais pas en miniature, et qui n'y ressemble en pas grand chose.

Et enfin on nous amène sur le Gath. Tu sais ces grands escaliers au bord du Gange, où tout le monde fait sa lessive, sa toilette et tout ce qu'il est possible de faire dans l'eau. Eh ben c'est exactement ça. Ce sont les images phare de l'Inde.


Même si les castes n'existent plus, elles ont toujours force de loi. Des gens pauvres, évidemment s'en vont chercher du linge à laver chez des gens riches, évidemment. Les draps propres sont tenus sur une corde tendue à bouts de bras entre deux gaillards. La solution la plus simple est d'étendre le linge sur les marches du Gath. Les ânes participent activement au portage du linge. Ensuite ils attendent sagement le retour en ville.

Mais lorsque nous y étions, deux ânes se mirent à braire comme des ânes. Des hurlées épouvantables. Et soudain un des deux couru contre son congénère pour lui foutre une taupée. Ce faisant il passa sur tout le linge propre.
En dessus du Gath, un tout petit temple accroché à une terrasse. Ça c'est un des mystère de l'Inde.


On reviendra le lendemain matin sur le Gath
23 mars 2009
Dernier jour
On tire nos dernières cartouches au Népal. Mais notre Mercedes nous trimbalera encore toute la journée. On s'arrête dans un petit village dont on a oublié de noter le nom. Peu importe ! Tu verras ce village est construit de briques rouges. Nous avons vu une fabrique de brique. Écoute bien, c'est inédit :
Au beau milieu d'un champ tout plat, il y a effervescence. Des hommes creusent à la pelle, ou plutôt à la bêche. Ils creusent sur une profondeur de un mètre environ et extraient de la terre rouge. Cette terre est chargée dans des bats d'ânes et ces ânes bâtés transportent la marchandise cinquante à cent mètres plus loin où elle est mise en tas. Des gamins, dès 5 ans, à l'aide de moules en bois, forment des parallélépipèdes. Des quoi ? Hurleras-tu parce qu'tu sais pas hululer. Ben des formes qui ressemblent à des briques, 20/15/10 cm très précisément, j'avais mon calibre. Ensuite ces briques de terre sont emmenées dans un four où elles sont cuites. Et tu sais quoi Benoît ? Quand y a plus de terre, ils déplacent l'usine, le four et la grande cheminée et ils s'en vont extraire du matériau un peu plus loin.
Revenons-en au Village sans nom, mais aux briques rouges. Les photos sont prises au déboulé, les gens n'aiment pas être photographiés..... gratuitement.




Et plus loin, accroche-toi au wagon, une Mémé sèche et vend de la viande de poulet. Si si regarde bien derrière la Mémé ces petits bâtonnets, c'est de la viande. Bon appétit !

Puis notre car nous conduit au Col du Dhulikhel d'où l'on aura une vue imprenable sur l'Hymalaya Him self !

Si si, la derrière cette épaisse brume c'est l'Hymalaya, ils nous l'ont juré. De dépit, on mange sur la terrasse d'où l'on a vue sur la brume.

Ce soir on reprend l'avion et retour en Inde, et l'on voit enfin l'Hymalaya donc à suivre.


T'as rien vu ? Ben on en a pas vu plus !
20 mars 2009
Bhaktapur
Eh oui, avec notre car on s'en va à l'Hymalaya. Enfin on va pas varapper avec ce car, il n'a pas de pneus neige. Non, on va à un point de vue sur l'Hymalaya.
Les routes dans ce pays, c'est tout un sport. Déjà on roule à gauche avec un car suisse qui a le volant à gauche. Ce qui fait que le Nez pas laid qui chauffe le car n'est pas du bon côté quand il veut dépasser. Et c'gaillard à la foutue habitude d'entreprendre un dépassement avant un dos d'âne. Alors nous, on a un peu les chocottes et on bob pour faire avance ce car plus vite.
Le folklore de la route, c'est déjà des autocars pleins à craquer, une tonne de marchandise sur le toit, et de temps à autres cinq à dix voyageurs. Les carrosseries sont décorés de motifs divers, mais ça recouvre le véhicule. Et à l'arrière de tous véhicules, une inscription Horn please ! Klaxonnez svp !
Question circulation, tout circule, des chars traînés par des ânes ou des dromadaires. Des troupeaux d'éléphants sauvages, d'autres domestiqués, des paons, des singes, des perroquets, et des voitures ou camions en panne. Tous les cinq kilomètres, il y a un véhicule en rade sur la route. Triangle de panne ? Non ! De gros cailloux de plusieurs dizaines de kilos.
On s'arrête à Bhaktapur pour visiter la ville aux stûpas. C'est quoi c'est bêtes ? Le stûpa peut être comparé à un tumulus. Un empilement de pierres qui renferme une relique de Boudha. Mais au fil des temps ce sont des ouvrages en forme d'œuvres. Le plus célèbre est celui de Bodnath.

Toujours avec les yeux de Boudha et les drapeaux de prières. Dans les montagnes, un stûpa ne peut atteindre que quelques centimètres, mais avec des drapeaux de prières.

Au pied, des moulins de prières que les pèlerins activent en tournant autour du stûpa dans le sens inverse des aiguilles, d'une montre ou d'une horloge de clocher, ce qui revient au même.

Des tagues contre les murs, mais pas n'importe lesquels, des œuvres d'Art. Tout à trait à la religion et une signification qui nous échappe, même si on nous l'a expliqué. Ici une image de Boudha. Pas toujours grassouillet et ventru

Et un potier qui pote pour les Blogpotes. Tu remarqueras la pose du gars qui reluque le potier, toujours accroupi. Les Népalais ou les Hindoux ne s'assoient presque jamais, ils ont toujours les genoux fléchis et les talons conte les fesses.

Et encore un coup d'oeil à l'oeil de Boudha.

On ira à l'Hymalya t'en fais pas !!
18 mars 2009
Katmandou
Tu t'souviens, dans les années cinquante, un p'tit bus VW, deux copains, une copine, on s'prête l'usine, et peace and love. C'était l'bon temps. L'herbe était gratos.
Meuuh noon j'déconne bien sûr. Mais nous c'est avec notre car Mercedes, chauffé par un né Palais, ou un nez pas laid, qu'on débarque dans la capitale. Enfin on commence par Patan, c'est le quartier résidentiel. Des temples, y en a tous les carrefours, l'Hôtel de Ville et le Palais Royal.
Patan est une ville essentiellement bouddhiste, contrairement à Bhaktapur de religion hindouiste et Katmandou, qui associe les deux religions. La légende raconte que la ville aurait été fondée par l'empereur bouddhiste Ashoka (268-233 avant Jésus-Christ) et par sa fille Carumati. Ashoka aurait édifié un stûpa au centre et quatre autres stûpas aux angles de la ville. Les quatre stûpas, dits d'Ashoka, marquent de nos jours les quatre points cardinaux à l'extrémité des deux rues qui traversent la ville. Le stûpa central, situé à l'intérieur du Bloc Patuko au nord-est de Durbar Square, n'est plus qu'un tumulus.
Tu n'eus point voulu que j'pondasse c'laïus tout seul non ?
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L'Hôtel de Ville

Si tu click sur la photo et qu'tu clignes des yeux, tu verras que l'Hôtel de Ville est gardé par Ganesh, c'est le Dieu éléphant. Il représente la sagesse,l'intelligence, l'éducation et la prudence. Le patron des écoles et des travailleurs du savoir. Le Dieu qui lève les obstacles. Tu penses que devant nos Hôtel-de-Ville ou Mairie on trouvera un jour un éléphant Dieu des travailleurs du savoir ? C'qu'on paierait moins d'impôts.
Lors du voyage, notre guide nous a rendus attentifs, ne pas manger de viande, seulement de la volaille. L'eau minérale, décapsulée à table si non on la refusait.
Tu vas m'demander pourquoi ? Les bouteilles d'eau décapsulées étaient remplies au robinet; et on ne peut pas dire que l'eau ne grouillait pas de mini bestioles plus ou moins impures. Quant à la viande, il faut savoir que les bouchers ne vendent qu'une sorte d'animal à la fois, du buffle, jusqu'à ce qui y en ait plus que les sabots et ensuite du mouton. Pour que le client, local, sache de quelle bête il s'agit, ils exposent la tête de l'animal sur le plan de travail ou carrément sur le trottoir. Ca donne ceci :

Les mouches vertes ne sont pas pesées, elles sont offertes gratuitement en guise de remise.
De Patan, on se dirige vers Katmandou même. Ce jour là on a la chance, si on peut dire, de voir de loin une crémation. Il n'y a pas d'enterrements pour cause sanitaire. Les cérémonies se passent au bord du Bagmati. Il y a tout un rituel. Je t'en reparlerai quand on sera de retour à Varanasi, la Ville sainte.


On continuera...





