21 octobre 2009
Peaugres
On continue nos vacances dans la Vallée du Rhône. Tiens ils verront un Rhodan. On passe par Peaugres. Pis pourquoi pas qu'on irait pas voir le Parc animalier, le safari. C'est qu'on rentre carrément dans l'parc des animaux avec la bagnole. Non on a laissé la caravane quelque part. C'est impressionnant de se faire arrêter par des zébres qui quémandent de la bouffe. D'habitude c'est des zèbres avec un képi qui d'mande du pognon. Ou encore slalomer entre des ours qui roupillent sur le bitume. Même en klaxonnant, pas foutu d'les déloger. Un bison rumine son herbe en te regardant. Va-t-il foncer ?. Si t'es dans la Couloir Rhodanien, ça vaut l'détour.





Evidemment, certaines bestioles sont en cage. Tu voudrais tout d'même pas qu'un fauve soit en liberté et bouffe une gazelle droit d'vant ton tarbouiffe. Drôle de spectacle. Mais les enclos sont vastes et pour certaines espèces, c'est un espace naturel entouré d'un fossé.
Ouais ouais, on est ressorti vivant. Même pô une égratignure. Faut dire que si on a pu sortir, c'est qu'on avait deux ticket, un pour entrer et l'autre pour sortir.
19 octobre 2009
Le Lyon en Velay
Ben non, il a pas neigé toute l'année. Pis même qu'là on est au mois d'mai deux mille six. Tu sais, d'pis lors et l'temps, qu'on prend toujours des vacances entre l'Ascension et Pentecôte, avec un p'tit bout d'vant pour s'mettre en forme, et un p'tit bout derrière pour se r'poser.
C'tour là, on est partit, on a roulé un p'tit bout et on s'arrête à Lyon. Lyon Primat des Gaules. Môme, ça m'f'sait toujours marrer ça, Primat. Dis woar qu't'as jamais pensé à un singe ?
Bon on s'grimpe avec un p'tit train touristiquement blanc. C'est pas chouettos, mais on est quitte de pédibusser. Ça nous amène à la Colline de Fourvières. Tu sais où c'qu'y a en-dessous c'fameux tunnel toujours bouchonné. Tout en haut là-haut y a la Basilique de Fourvière.
Les Romains fondent Lugdunum sur le sommet de la colline. Le parvis de la Basilique est l'endroit où se dressait le Vieux-Forum de la Cité Forum Vetus, ce monument donna progressivement le nom de Fourvière au quartier. Une partie du forum s'écroule au ixe siècle à la suite d'un glissement de terrain. L'actuelle basilique est bâtie sur cet ancien forum, cœur de la cité romaine.
D'autres effondrements ont lieu plus récemment, dont le plus tragique, celui de la rue Tramassac fait près de 40 morts en 1930. La cause en est l'eau d'infiltration. En effet, une croyance populaire parle de l'existence d'un véritable lac souterrain dans la colline.
Ça tombe bien pisqu'on y est. Donc on regarde, visite.



Pis soudain on s'dit, en zyeutant plus loin qu'le bout d'notre tarbouiffe, sont fous ces Lyonnais, une tour Eiffel. Si si regarde.

Nan ! C'est pas un montage. Mais la vue est belle sur la Ville

On s'en va un bout plus loin, cent soixante bornes au sud-ouest. On pose une pause à Puy en Velay. Et rebelote on resaute dans un d'ces p'tits durs blancs pour visiter la commune. Le Puy c'est une des station du chemin de Compostel. Nan on l'fait pas, mais bien des fois on s'y est mis dessus.



Pas d'APN performant à c't'époque, juste un p'tit bidule grand comme la Carte Visa pour deux méga pixels. Donc si je les agrandis, elles auront du grain. Tu vois ça donne ça.

Moi j'aime pas et toi ?
Demain un article sur le blog jaune ici
15 octobre 2009
13 avril 2005
Ça y est, on est prêt pour partir c'ouiquinde. La caravane est chargée prête au départ. Où va-t-on ? Oh certainement à Dole dans l'Jura, comme toutes nos premières sorties de l'année. Une p'tite mise en jambe quoi.
Mais l'vendredi matin, l'Vieux Barbu s'est fourvoyé dans les boutons d'son nouveau climatiseur. Tu vas perdre ton job toi !

Ch'fais l'tour d'la maison, d'la rue pour bien contrôler si j'vois juste





Même la p'tite voiture de ma Jonquille est immobilisée. Bon ben on va faire du jogging entre le canapé, la télé et l'frigo.
C'était juste pour vous dire qu'on y retourne. Nan ! Pas en vacances, en hiver !
Pis demain c'est là bas et dimanche les gags ici
05 juin 2009
Eté 2006 # 5
Et voilà, on quitte nos neveux et petits-neveux. Dommage qu'on habite si loin les uns des autres. Ça représente tout de même neuf cents bornes. Ma Jonquille ne peut pas se taper ça toute seule d'une seule traite.
On s'en retourne un peu sur nos pas. Pas qu'on soit déjà au bout d'nos vacances, mais on a envie de traînailler un peu dans la région. On prend le chemin des écoliers, mais vraiment ceux de ceux qui n'veulent plus r'tourner au bahut.
On s'arrête à Vizille. C'est dans l'giron de Grenoble, donc près d'chez la PGVDMB. Petite Grenouille Verte Du Mont-Blanc. Tiens ch'te mets un p'tit blabla trouvé dans l'Kikipédia
Vizille était une ville forte qui s’appelait Oppidum Antiquum. Après l’invasion romaine, une voie y passait, venant de Suze par le Lautaret et la vallée de la Romanche et se dirigeait vers Grenoble. Plusieurs fois les Romains durent renoncer à ce passage, repoussés par les guerriers Allobroges.
Elle était devenue Castra Vigiliae, station militaire sur la voie romaine. Possession partielle au 10ème de l'abbaye de Cluny. Pris par les protestants au xvie siècle, puis par les catholiques. Lesdiguières, devenu lieutenant général du Dauphiné, acquit le vieux château et le fit reconstruire.
Au centre ville, il y a un très beau château avec un magnifique parc, nous l'avons visité. De plus un petit train faisait tout le tour avec forces explication. Dans le château même, une expo sur l'habillement au temps de la Révolution. Et moi qui croyais toujours qu'c'était des sans-culottes.

Dommage on a pas pu mettre le CC dans l'parc.
De Vizille on s'en va à Mégève, même sans nos skis. Mégève, on a de la chance, y a une fête. On s'arrête et on regarde. C'est chouettos ! Ah t'aimerais des photos, pis si tu mettais quatre sous dans la fente, une fois, hein ? Bon ch'suis bon.
Des lanceurs de drapeaux presque autant forts qu'les armaillis de nos montagnes.
On continue, on s'en va à Chambéry. Mais comme d'habitude, le plus court chemin entre deux points, c'est d'venir avec nous. Donc on passe au Cormet de Roseland, ça c'est dans la Savoie, le 73. Mais qu'y a-t-il là ? Ben une yourte. Si si si.
Enfin Chambéry. On s'paye une visite de la Ville, sa zone piétonne et surtout sa fontaine des éléphants. Une petite lecture ci-dessous.
La Fontaine des éléphants communément appelée les quatre sans culs est un des monuments de la ville de Chambéry en Savoie érigé en 18381 en l'honneur du général comte de Boigne.
Cette fontaine est le monument le plus célèbre de Chambéry ; elle a été érigée en 1838 par le sculpteur grenoblois Pierre-Victor Sappey1 qui commémore les exploits en Inde des Marathes du Comte de Boigne (1751-1830) après sa mort en 1831.
Le Conseil de Ville de Chambéry a porté son choix sur le projet de ce sculpteur pour son originalité et son faible coût. Ce monument est inauguré le 10 décembre 1838.
Un résumé complet ici pour les assoiffés de savoir. Une photo honteusement volée.
Et enfin des photos de la ville, mais toujours en petit format, puisque l'appareil était petit.
On s'en retourne dans notre région. On pose la caravae dans le Chablais valaisan où l'on a loué un bout de terrain. Ce sera la fin de nos voyages. Mais enfin, j'ai encore plein d'histoires à te raconter. J'ai toujours dit que ce ne serait pas chronologique, mais plutôt bordélique. Donc il y aura encore quelques aventures à te narrer.
03 juin 2009
Eté 2006 # 4
Après avoir gravi les cols de la veille, on s'attaque à une autre sortie. Prapic. Tu connais. cherche sur Gouguèle. C'est en bordure du Parc National des Écrins.
Ce n'est pas très loin de notre camp de base, seulement cinquante bornes. Mais quel parcours, par des chemins interdisant tous croisements, la route est partiellement bituminée, les accotements prennent la moitié de la chaussée. On monte gentiment, en s'arrêtant pour voir des cascades ici et là.

La taille des images est volontairement réduite
On continue l'ascension toujours sur des chemins muletiers, et enfin on arrive au bout de la route. Impossible d'aller plus haut. Seuls les montagnards poursuivent leur grimpette. Nous sommes à Prapic. On est dans les Hautes-Alpes. Les moufflets sont heureux de dévoiturer, nous aussi. Blotti au fond de la vallée du Drac Noir, entouré de terres agricoles façonnées par les habitants du village. Les clapiers Prapicois sont remarquables (amas de pierres que les nombreux labours ont fait ressortir des champs, puis disposée en bordure de parcelle par les paysans) Prapic est donc un peu le bout du monde. Ce village avait la réputation d'être celui " ou l'on ferrait même les mouches ". Une allusion sans doute au fait que les habitants devaient se débrouiller seuls pour leur vie quotidienne, loin des grands centres urbains et commerciaux. Une vie communautaire en autarcie, qui s'ouvrira lentement au progrès et au tourisme.
Dans le Haut Champsaur, au cœur du parc national des Écrins, Situé au bout de la route départementale, Prapic est sans aucun doute, l'un des villages les plus connus des Hautes Alpes. Loin des grandes voies de communication, le village se trouve aux Portes du Parc National des Ecrins.
Les jardins sont fleuris. Ch'te fais visiter avec ces quelques photos.


Une belle fontaine de bois retient notre objectif, pas forcément toujours objectif


Une marmotte nous surveille
Tout l'monde à bord, attachez vos ceinture. On décolle dans une poignée de secondes. Mais pour où me demanderas-tu-t-il l'air de n'pas avoir l'air. Accroche-toi et cherche sur la carte Gioberney, c'est là qu'on va. Et y t'faut d'bonnes lunettes pour l'trouver sur la carte. On pourrait qualifier ce Gioberney comme trou perdu. Mais le Mont Gioberney fait le bonheur des marcheurs de montagne. Il culmine tout d'même à 3'352 m. On ne va pas fatiguer les petits à grimper là-haut. Aussi on s'arrête au bout de la route. On a de la vue sur le Refuge et sur le lac de Lauzon.
C'est pas la canicule, ni même les deux nicules. On supporte la p'tite laine. On ne tarde pas trop et on s'en retourne direction de Corps-Plage au bord du lac du Sautet. On s'fait une p'tite bouffe et demain sera un autre jour, et le départ pour une autre région. On t'a dit nous on colle pas longtemps, sauf chez toi si tu nous offres le gîte, confortable s'entend, et le couvert de qualité. Si en plus tu glisses de l'argent d'poche, no problemo on reste une semaine de plus. Mais attention on accepte pas la monnaie, ni les chèques.
29 mai 2009
Eté 2006 # 3
Comme on t'a dit, on va pas rester cloîtrer dans un p'tit chalet ou notre cara. Aussi on va se lancer à l'assaut des Grands Cols qui font la sélection dans l'Tour de France. T'es calé dans tes cale pieds ? Alors en route !
Pasqualito avec toute sa marmaille et leur Mère dans la Simca - Pigeot, et ma Jonquille aux commandes d'la chèvre au lait. Par une route treize étroite, qui interdit tout croisement, on arrive à 2'058 m s/m.

Mais seulement, on y va avec quelques arrêts, pour aller zyeuter de belles cascades. Elles ont certainement des noms, mais lesquels ?


Du Lautaret, à la force du braquet on grimpe au Galibier. Altitude 2'645 m s/m. On n'peux pas dire qu'il fait chaud chaud. Un tripotée de mecs son là-haut avec leurs bécanes. Des forçats du bitume, qui passent leurs vacances à se tanner l'fion sur la selle du vélo. Vivement l'régime sans sel.

De là, on redescend de l'autre côté et on se dirige sur le Col de la Croix de Fer à 2'067 m s/m. C'est une journée je monte, tu descends.

On a une vue imprenable sur un petit lac de montagne
Épuisés des mollets, on s'fait une p'tite bouffe en rentrant
Mat, No, Pasqualito et Jonquille
Alex et Ju
Mat, No, et son Père
No, Pasqualito et Jonquille
Et le sourire de Mat pour finir
Les jumelles 7 ans et l'p'tit frère 4 ans
27 mai 2009
Eté 2006 # 2
Donc, pour finir à force que, on arrive à ce lac du Sautet. C'est un lac de barrage. Altitude 765 m s/m. superficie 350 ha, si si on l'a mesuré. Profondeur 115 m, là on leur fait confiance. Possibilité de faire un tas d'trucs nautiques. Bref le p'tit paradis. Pour les connaisseurs, on est à la berge des gorges du Drac.
Question terrain de camping dit trois étoiles, c'est un peu la merde. C'est tout des terrasses et pour t'installer tu dois passer d'vant tout l'monde. Pardon M'sieurDame, pouvez r'tirez votre chaise longue, la mobilette et attacher l'gamin siouplé ! Heureusement on tombe sur un gars sympa. Un 25. Un Doubiste, un gars du Doubs qu'a travailé dans notre région comme frontalier et qui connait des gens qu'on connait. Bref y nous file un coup d'paluche pour nous installer et retourner la caravane à la main que la porte soit face au lac tant qu'à faire.

Le barrage
Le lac depuis le barrage
panorama depuis le barrage
La vallée de la Drac et la via ferrata
La vue sur la lac depuis notre coin
Et de l'autre côté avec les montagnes où on ira faire un tour qui vaut l'détour
Pis y s'rait grand temps qu'on aille dire bonjour aux gamins, on est v'nu pour non ?. Sympa, y z'ont loué un p'tit chalet juste en dessus de la petite route qui nous sépare. On prendra les repas avec eux, enfin quand on sera là.

Mon APN commence à être foutu, H-IL casse ta crouisille.
Suite des vacances vendredi et on part à l'assaut des montagnes
25 mai 2009
Eté 2006 # 1
- Driiiiing ! Driiiiiing ! Driiiiing !
- Ouais !
- Salut mon Tonton
- Oh salut Pasqualito, c'est l'Grand qu'est plus p'tit qu'le P'tit, parce qu'le P'tit est plus grand qu'le Grand, què pasa ?
- Tu viendrais nous retrouver pendant les vacances ?
- Ouais pourquoi pas ? Z'allez où ?
- Au lac du Sautet !
- C'est où c'que c'est ça ?
- Prends ton Gouguèle maps.
- Jockey. l-a-c d-u s-o...
- Nan AU
- a-u-t-e-t. A y est. C'est en Isère, misère !
- Vouais
- Z'allez quand
- Du 32 au 24 juillet.
- Bon ben nous on partira un peu z'avent, bisous à la Famille et à bientôt.
Ainsi commencèrent les vacances de l'été 2006. Alors si tu veux nous suivre pendant ces prochaines vacances, prends aussi ton Gouguèle maps, parce qu'pour finir ch'suis pas ta Nounou. Capito ? Pis ça va nous faire près de cinq cent bornes et compte pas sur nous pour y aller en ligne droite et d'une traite. C'est pas l'genre d'la maison.
La caravane est attelée et chargée. Y pleut, mais y pleut comme douze troupeaux de vaches qui pissent. L'horreur, y pleut toute la nuit. Et aussi au p'tit mat pour l'départ. Y pleut le long du chemin. Mais quel temps de merde et les essuie-glaces qui suivent pas. On passe par l'Est du lac Léman, c'est pas l'chemin l'plus court, mais on doit déposé du matos dans l'Chablais. Le Chablais, tu sais y en a trois, l'Vaudois, l'Valaisan et l'Français. Mais y pleut sur l'Chablais où on doit faire notre p'tite affaire.
Ensuite on s'en va en direction de Thonon les Bains et enfin on attaque. Et y pleut toujours, ça commence bien. On passe par la route des Grandes Alpes, celle qui passe par 16 cols dont 6 à plus de 2'000 mètres, qui court entre Thonon-les-Bains et Menton en 700 bornes et 15'713 mètres de dénivelés. Mais on en fera pas autant. Ma Jonquille drive de main de maître le charroi par cette route peu si simple. et soudain,

Wahoo ! T'as vu c'que j'vois, et en plus y a du soleil. Sallanches, dans l'septante-quatre. Et au fond, le Mont-Blanc. Tiens, tu savais ça :
Sallanches est un hydronyme commun à d'autres régions alpines, il dérive vraisemblablement du terme préceltique « Salanca » et désigne un ravin où coule un ruisseau. Il a la même origine que le mot calanque, qui se rapporte à une crique rocheuse. En l'occurrence, il désigne à la fois les deux torrents — la Frasse et la Sallanche (qui prend sa source à 2 000 m dans la combe des Fours) — et la ville qui s'est organisée depuis son origine autour de leur confluent.

T'as vu comme c'est qu'c'est beau ces montagne. On fait un tour en Ville.

Le lendemain, on se repaye un bout de route. C'est qu'on est pas au pièce et on est pas des bouffeurs de bitume.
Un p'tit arrêt à Beaufort, c'bled où c'qu'on fabrique ce fromage, cet ersatz de Gruyère, parce qu'le Gruyère est inimitable. Et il a pas trous, ni l'Beaufort et encore moins l'Gruyère, c'est l'Emmenthaler qui a des gros trous. Bref ! Dans c'bled on tient encore à l'origine napoléonienne.



Même les télephones sont d'un autre monde.

La fromagerie
Plus loin, on visite les grottes de Seythenex. H-IL qu'a pété son tendon d'Achille fait la visite avec ses cannes anglaises. Mais à un certain point, il dit stop. La guidesse exige qu'il suive et ne peut pas le laisser là. Non mais c'te mouflette tu crois qu'elle va m'intimider. Purée elle s'taille avant d'ramasser un coup d'crosse et pas d'l'évèque crois-moi. Ma Jonquille suit le groupe et moi j'attends un groupe qui va se diriger vers la sortie.


Purée, tu serais descendu là avec des cannes anglaises ?


On fera l'a suite du voyage après demain
15 avril 2009
Ginette
D'abord une p'tite pensée pour notre blogpotesse Kiki hospitalisée pour une intervention ophtalmologique ce jour. Comme j'aurai la lourde charge d'informer, quotidiennement ou presque, son lectorat de son état de santé, j'aurai les clefs de sa boutique. En conséquence, il est fort probable que je lève un peu le pied à cette adresse.
Courage et prompt rétablissement Kiki
Allez on y va
T'as quand même le souvenir qu'on avait troqué notre CC contre une caravane. On y trouva notre content, car on la laissait sur un terrain de camping et nous on allait s'bagnauder la journée et retrouver notre plumard le soir.
Or on se décida d'acquérir l'outil à la mode, le GPS. Il fallu d'abord apprendre à maitriser son langage. Ce fut chose faite assez vitement. Un personnage totalement impersonnel à la voix un tantinet métallique mais surtout féminine nous guidait sur les routes. On l'appela vite fait bien fait Ginette.

Ginette dans l'fond était la femme parfaite. Quand on avait plus envie d'entendre son bavardage inutile, on lui coupait l'caquet.
Au départ, on lui titillait les p'tits boutons jusqu'à ce qu'elle se mit à frétiller. Et là de sa voix enchanteressement métallique, elle invitait à choisir la destination. Le numéro d'la rue, pis l'nom d'la rue et enfin choisir la localité. Parce que des rues du Marché, y en a dans tous les bleds. Et c'est parti ! Jusqu'à ce que la voix nasillardait *arrivée à destination à droite*.
Mais des jours, Ginette avait sa tronche, sa sale tronche. Ou tout simplement ses ragnagnas. Elle se foutait de notre gueule. Traversant des champs de maïs par la Départementale, soudain elle se mettait à beugler *dans 700 mètres tournez à droite* pis *dans 300 mètres tournez à droite*. Un coup d'œil sur la carte Michelin eut tôt fait d'nous rassurer, il n'y avait pas de route à droite. Passer le pseudo carrefour, un dingding retentissait et Ginette y allait de son refrain *Hors route, calcul d'un nouvel itinéraire*. Irrités on lui beuglait, Mais ta gueule Ginette ! Un kilomètre plus loin, au rond point elle voulait absolument nous faire rebrousser chemin. Têtue c'te Nana.
Un jour qu'on cherchait un terrain de camping pour poser la caravane, Ginette nous fit monter une roide côte. Au sommet trois possibilités. A droite, sens interdit. Au centre, sens interdit. Et à gauche, voie sans issue. Purée là t'es mal. Je sors du carrosse, flatte les bourrins qui ont bien bossé et m'enfile dans la voie sans issue. Je croise un bipède qui me renseigne qu'en haut c'est la forêt et pas moyen de s'en demi tourner. Mais là, un p'tit immeuble locatif, avec une cour et des garages individuels. Par téléphone j'appelle ma Jonquille et l'incite à me rejoindre. Sur place je fixe les consignes de la manœuvre. Là tout près des portes de garages. Stop ! On détèle la caravane. Ma Jonquille effectue un salto arrière avec la bagnole et ensuite on manœuvre la caravane à la pogne, de sorte qu'elle se retrouve au cul de celle-ci. On croche et départ, non sans avoir fourguer un pied au culte à Ginette.
Un autre jour, on sortait d'un troquet où l'on s'étaient sustenter. C'était à Moulin, je m'en souviens comme si c'était à venir. Tu vois, là !
Menu du jour sublime, la Mémé au fourneau et Pépé au service. Tout au plus quinze places.
Donc en repartant, dans la p'tite ruelle, Ginette ne recevait pas la voix céleste. Jonquille déplace un peu le carrosse et attend le signale du départ. Faut te dire qu'en arrivant sur le terrain de campage, comme un bon matelot je sors mon sextant et je fais le point. Enfin c'est Ginette qui s'y colle. Donc on attend qu'elle retrouve le chemin du retour. Soudain à nos arrières, PinPonPinPon.
Au lieu de venir frapper au carreau de la conductrice, fort charmante d'ailleurs, et dans un salut tout militaire, de clamer B'jour Dame, j'vois qu'vous étions étrangère de l'étranger, si je puissais vous aidassiez ? Non, PinPonPinPon c'connard. Donc on dégage en attendant que Ginette termine son job et nous ramène chez nous.
Mais dans l'ensemble, on a toujours eu de la facilité pour retrouver notre chemin, même dans les grandes villes. Alors, merci. Merci qui ?
09 février 2009
Vallé de la Loire
On quitte définitivement nos neveux. Y vont tout d'même pas nous adopter, non ? Comme d'hab, ma Jonquille se met au volant de l'attelage, j'ai une cheville qui pourrait faire de l'ombre à un éléphant mâle. On continue notre voyage contre l'Ouest. Mais on s'attarde et on visite les habitations de troglodytes. Car troglodyte est un nom et non un adjectif. Le Maine et Loire comprend de la terre de tuffeau et de falun. Le tuffeau est une craie blanche, matériaux qui se travaille très facilement,même à la scie à bois. Le falun et un dépôt d'origine marine du tertiaire.
Dans les falaises, les troglodytes approfondissaient des grottes existantes et fermaient l'entrée par une façade de tuffeau avec porte et fenêtres tel un immeuble. On en trouve également au niveau de la route et là il 'agit de cave ou de champignonnière.
Par contre dans le falun, qui se trouve au niveau du sol, comme un sable durci, les hommes excavent une entrée et creusent des galeries par en dessous. L'avantage était ici de redonner de la terre à l'agriculture alors que les fermes se trouvaient par en-dessous. La sortie se faisait par un pan incliné.
Des gens du cru nous ont affirmé qu'il n'y avait pas d'humidité excessive et que la température était constante.
On pousse ensuite jusqu'à Cholet. On y visite le musée, vestige d'une usine de mouchoir. Le Kleenex a sonné le glas de l'industrie de Cholet.
Sur le chemin du retour, on passe par Thouars, où l'on visite le Château des Ducs de la Trémoille.
Plus loin, c'est au Château de Brézé où l'on s'arrête. La curiosité de ce château, c'est qu'il y a deux constructions l'une sur l'autre. Ou plutôt l'une sous l'autre. D'importantes galeries et salles ont été creusées sous l'édifice.
Ensuite, on prend une bouffée d'air dans un jardin oriental. À Maulévrier dans le Maine et Loire.
Un diapo du jardin pour clore.



























