Les Voyages d'H-IL

Camping-car, voyages

16 novembre 2009

Il y a près de 20 ans, même un an de plus

Eh voui, en octobre dix neuf cent huitante-huit, on avait visité Ballenberg. Késako ? demanderas-tu-t-il ? L'air d'en avoir l'air. Ch't'en avait déjà parlé, c'est le Musée de l'habitat rural. Donc on pourrait appelé ça un écomusée, vaste terrain, d'une surface de... vouais au moins ça si c'n'est plus, sur lequel est rebâtit une centaine de fermes de toutes les régions de la Suisse.

Donc je ne vais pas revenir sur ce thème. Lors de notre visite, il y avait une exposition de travaux d'élèves architectes de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Ou en Français, EPFL. Les futurs chitectes, ben ouais faut encore avoir de l'Art, avaient du étudier plusieurs fermes et maquettiser leurs charpentes. Un p'tit diapo de ces différents ouvrages. Alors zyeute attentivement.


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08 avril 2009

Ballenberg # 2

Ça y est tu t'rappelles, on était à Ballenberg, au Musée suisse de l'Habitat rural, près de Brienz. On continue la visite.

Ballenberg_westliches_mittelland_tentlingen

Canton de Fribourg, dans la partie alémanique, à Tentlingen. Les origines de cette maison paysanne datent du 17ème s. Joseph Corpateaux, le proprio la fit transformer dans la deuxième moitié du 18ème s. Le charpentier chargé des transformations, opta pour l'adjonction du faîte croisé surplombant une façade d'apparat. Les activités de paysannerie sont de mise. Mais les céréales sont stockées dans un grenier séparé et la cuisson du pain se fait dans un four à l'extérieur. On évite ainsi les risques d'incendies.

Ballenberg_berner_oberland_adelboden

Cette fois on met les pieds dans l'Oberland bernois. T'as d'éjà entendu parlé, tu sais la région où Johnny a acheté son p'tit chalet. D'emblée je t'informe que ce n'est pas çui-là. Le voilà le sien, mais il manque les géraniums.

Ballenberg_chalet_de_Johnny

Revenons-en à nos moutons, ou plutôt à ce chalet de l'Oberland bernois. Cette maison a été construite en 1698. Elle est construite en madriers, ces épaisses poutres qui forment la façade. La maison est habilement plantée dans le terrain. La façade pignon donne contre la vallée. On rentrait de plain pied dans l'étable et la cave. Du côté du mur gouttereau, il suffisait d'un court escalier pour accéder à l'étage d'habitation. Comme toutes les fermes, le volume se répartit entre rural, habitation et fenil.

Deux mots nouveaux, façade pignon, celle qui forme un triangle jusqu'au faîte du toit. Et façade gouttereau, celle sur la-quelle sont récoltées les eaux de pluie au moyen d'un chéneau de bois qui conduira l'eau à la citerne.

Ballenberg_wallis_blatten_1

Le Valais, mais dans la partie alémanique, l'Oberwallis, que se trouve cette ferme, contruite en madriers de mélèze. C'est la plus ancienne maison paysanne du Valais qui date de 1568. Elle était implantée dans le Lötschental. Elle est d'une valeur historique incontestable. Ses dimensions sont dictées par la longueur des madriers. Deux étages sur un socle de maçonnerie de pierres sèches. Elle a échappé aux avalanches pendant plusieurs siècles. Par contre elle fut souvent isolée par la neige abanodante, d'où la nécessité de vivre en autarcie.

Ballenberg_alp_champatsch_valchava

Maison d'alpage dans le canton des Grisons. Les vestiges de celle-ci datent du 15ème siècle. Ces fermes d'alpage, construites en moyenne altitude, dans les pâtures où paissait le bétail en été. A gauche, un abri sommaire pour le bétail et la traite. Dans la partie en dur sur la droite, l'habitation et le fourrage. C'est dans la grande pièce d'habitation, ouverte jusqu'au toit, qu'était fabriqué le fromage. Tu sens comme ça sent bon le p'tit lait ?

Ballenberg_tessin_malvaglia

C'est dans la partie la plus méridionale du pays, dans le canton du Tessin, précisément dans le Val Malvalgia que cette construction était érigée. La plus ancienne inscription retrouvée était 1515. Comme Marignan, fastoche à se rappeler. Et 1516, tu sais ce que c'est comme date ? Ben le premier anniversaire de Marignan. Elle est de construction de madriers sur un socle de maçonnerie. Ressemblance avec celle du Valais.

Des charpentiers, forgerons, boulangers ou dentelières animent le site, des animaux de ferme et basse-cour donnent aussi de la voix.

A notre avis, les distances entre les fermes sont beaucoup trop longues, il y a trop de pertes de temps entre les visites qui sont intéressantes. De toute façon, il faut compter la journée pour visiter. Des endroits pique-nique avec foyers sont disposées tout au long du parcours. Quant à la cuisine gastro du resto, vaut mieux faire simple.

Le soir on alla planté notre CC quelque part sur une butte, La nuit fut magnifique, la lune était pleine et il gelait à fendre les pierres, le chauffage du CC fonctionne à merveille mais un tantinet bruyant. On dormira mieux la nuit prochaine.

Pour les curieux, le site http://www.ballenberg.ch/fr/Bienvenue

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06 avril 2009

Ballenberg # 1

Hein ? C'est quoi c'titre ? T'interroges-tu bêtement. Ben c'est pas bien loin d'chez nous, environ cent bornes. Mais c'est loin d'chez toi. Tu t'en tartines, t'aimerais savoir où c'est. C'est sur la Commune de Brienz. Ca t'as d'jà entendu parler. L'Oberland Bernois, les lacs de Thoune et Brienz avec Interlaken entre les deux. Ça y est tu captes ? Non, ch'te fais un dessin.


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Mais que va-t-on faire là ? Et chez les Bourbines en plus. Ben on s'en va visiter un écomusée, le Musée suisse de l'Habitat rural de Ballenberg. C'est un énorme parc, qui doit mesurer, en ligne droite, un kil et demi de long et d'une surface de soixante-six hectares. Ah ! Tu n'timagines pas bon ça va te faire 660'000 mètres carrés.

Espace sur lequel est rebâti d'anciennes fermes, démontées pièce par pièce, numérotée et chargée sur un camion pour être remontée dans l'esprit pur de l'habitat qu'il était.

Ballenberg_jura_la_chaux_de_fonds

Cette belle ferme jurassienne, ou plutôt neuchâteloise, était plantée sur les hauts de la Chaux-de-Fonds, ou à la Tchaux comme disent les Meuqueux. Les plus anciennes pièces ont été datées de 1617. Comme toutes les fermes de l'époque, la ferme était divisée en trois parties, l'étable, l'habitat, et au dessus le fenil avec accès par un pont de grange dans la partie arrière du bâtiment. Souvent, dans les Montagnes neuchâteloises, il y avait un établi pour le travail horloger. Car les péquenauds travaillaient la terre et l'horlogerie. La cuisine restait la pièce de séjour, car chauffée. La fumée s'échappait par le thué, imposante souche de cheminée avec volet, non sans fumer quelques pièces de charcuteries.

Ballenberg_berner_mittelland_madiswil

Cette belle ferme bernoise, du moyen pays bernois abritait deux familles. Le toit de chaume prouve qu'elle date d'avant le 19ème s., période à laquelle on la revêtit de bardeaux, 257'000 pièces. La particularité de ce bâtiment, c'est qu'il ne comporte pas de cheminée d'évacuation des fumées. Celles-ci circule librement sous le plancher de l'étage supérieur et s'évacuent par de petits orifices prévus à cet effet. On en profitait, à nouveau, pour fumer des pièces de charcuterie.

Ballenberg_zentrales_mittelland_villnachern

Cette petite bâtisse originaire du canton d'Argovie, précisément de, accroche-toi, Villmerchen est une maison vigneronne apparue après l'incendie du village en 1633. C'est une maison de pierre du Jura.

Ballenbergzentralschweiz_sachseln

Ici, on se trouve dans la zone profonde et fondatrice de la Suisse. Le demi canton d'Obwald fait partie du canton d'UnterWald. L'autre demi partie se nomme Niedwald. Et s'il te plé ne prononce pas les W Vou, il se prononcent comme le V français. Les multiples transformation de cette petite bicoque ne permettent pas d'en déterminer l'âge avec précision. Sur le poêle de la chambre dite chaude, la date de 1832 est inscrite, outre les initiale du Maître fumiste, MHD, Heinrich Dillier de Sarnen. Cette maison comportait une fromagerie.

Ballenberg_oestliches_mittelland_richterswil

Près de Zurich, cette maison à pans de bois, ou colombages, est une maison vigneronne datant de la deuxième moitié du 18ème s. Dans un sous-sol à moitié enterré, des tonneaux. Dans les étages, des pièces d'habitation et à nouveau une cuisine avec fumoir. Tout en haut, sous le toit, on y stockait les fagots de bois secs, qui étaient élevés à l'aide d'un treuil. Cette maison est typique des goûts bourgeois des paysans de la région zurichoise.

Ballenberg_ostschweiz_bruelisau

En Appenzel, Rhodes intérieurs, demi-canton du Canton d'Appenzel, l'autre étant les Rhodes extérieurs, se trouve une ferme d'altitude, établie à 1'200 mètres sur mer. Dès 1621, cette ferme a subi des transformations au fil des siècles. C'est une ferme mixte, habitation et rural. Toujours le même shéma, des habitations polyvalentes et autonomes. Celle-ci était particulièrement équipée pour la fabrication du fromage.

On dit que les Appenzellois étaient tellement petits de taille, qu'ils avaient toujours le sourir en traversant un pré. L'herbe leur chatouillait sous les bras.

On va en rester là pour aujourd'hui, je te conte la suite plus tard.

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25 février 2009

Bex

Un jour, qu'on glandait d'on ne sait où, on se retrouva à Bex. Bex c'est relativement proche du Haut Lac Léman. Mais non sot ce n'est pas un lac en pente pour ski nautique. Mais on appelle Haut et Bas Lac la région où se forme et où s'évacue le lac. Capito ?

Donc on était dans cette région de Bex.
Mais que font-ils là ? Demanderas-tu-t-il intelligemment. Ben ch't'ai dis on glandait. Pis soudain on s'dit pis si on visitait la Saline de Bex. Aussitôt dit, bravo ! Aussitôt fait. On est p'têtre des glandeurs, mais quand y faut s'décider, ça fait tac tac, et même tac au tac.

On se présenta à la billeterie et on prit place à bord du train des mines. Un p'tit train très bas où tu t'fais un torticolis au bas du dos. Ah t'appelles ça un tour de rein toi, ben c'est comme tu veux.

train_saline_bex

On fit quelques centaines de mètres, peut-être deux kilomètres, puis on parcouru quelques dizaines de mètres à pied, en s'enfonçant au cœur de la montagne. La température est constante, 17° toute l'année.

Bex_couloir

Un guide donna force explications sur l'extraction du sel en injectant de l'eau dans la veine. Ch'te mets l'blabla officiel.

Le sel est largement répandu dans la nature. Il est l'un des minéraux les plus abondants sur terre. On le trouve, comme nous l'avons vu, en solution dans l'eau de mer (environ 35 g par litre). Tout sel rencontré sur terre vient initialement de la mer.

On le trouve également dans de nombreux fleuves, lacs et mers intérieures. Pour exemple, sa concentration varie de 0,002 % dans l'eau du Mississippi à 30 % dans la mer Morte. Le sel peut former une couche ou une croûte dans les marais et les fonds des lacs asséchés, en particulier dans les régions très arides.

Il est en constante formation par l'action des fleuves et des rivières sur les roches contenant des chlorures et des composés de sodium. Depuis plusieurs siècles, les paludiers des marais salants fournissent le sel, produit par évaporation de l'eau de mer, dans des bassins alimentés par des canaux. En ce qui concerne le sel marin, le sel blanc vient surtout de Méditerranée. Le sel gris, lui, vient de l'Atlantique, et de deux marais salants situés à Noirmoutier et à Guérande.

 

L'halite minérale, plus connue sous le nom de sel gemme, est formée par la déshydratation d'anciennes étendues d'eau salée. Par la suite, les lits ainsi formés ont souvent été enfouis sous d'autres dépôts sédimentaires.
Les lits d'halite ont une épaisseur qui varie en moyenne de 2 à 30 m. Il en a été trouvé à des profondeurs impressionnantes.
Ce minéral se trouve souvent en association avec le gypse, la sylvite, l'anhydrite, la calcite, l'argile et le sable.

L'halite est très répandue dans le monde. En Europe, on la trouve notamment en Pologne, en Allemagne et en France (mines et salins). Elle est incolore et transparente lorsqu'elle est pure, mais souvent teintée de jaune, de rouge, de bleu, ou de pourpre par des impuretés


L'emploi du sel gemme est excessivement varié et insoupçonné. Tiens zyeute un p'tit peu ce qu'en dit le guide :

Même si la plupart d'entre nous n'en a pas conscience, le sel entre dans la composition de très nombreux produits aussi variés que parfois inattendus.

Parmi eux: la lessive et les produits de nettoyage, la teinture de laque, le verre, le plastique, le savon, les pastilles d'aquarelle, le vernis à ongles, les produits cosmétiques, la pellicule photo et, bien sûr, dans une multitude de préparations culinaires.

Le sel intervient toujours, bien que moins qu'autrefois, dans la composition du papier. Il est également présent dans le traitement et la conservation du cuir.

Il semblerait que l'on puisse le trouver dans la composition de plus de 10'000 produits. Raison pour laquelle 40 % de la production du sel de notre pays sont utilisés dans divers secteurs de l'industrie.

La Saline de Bex a mis l’accent sur la souplesse, la fiabilité et une grande capacité d’adaptation.

Nous sommes en mesure d’offrir à notre clientèle des prestations et produits spécifiques tant dans la composition que dans le conditionnement.


Les couloirs de la mine s'étendent sur cinquante kilomètres, des puits, des escaliers et des salles gigantesques.

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Les Mines de Sel de Bex sont un vaste dédale de boyaux, de puits, d'escaliers et de salles gigantesques. Sa longueur totale s'étend sur près de 50 kilomètres. Il s'enfonce jusque sous les villages de Villars, Chesières et Arveyes.

De cet immense labyrinthe souterrain, quelques kilomètres sont actuellement visitables. Ce parcours permet de voir les éléments les plus spectaculaires et les plus caractéristiques des diverses techniques d'exploitation utilisées depuis la première galerie, creusée en 1684, jusqu'à aujourd'hui.

Une présentation audiovisuelle, aménagéedans un ancien réservoir creusé en 1826, ainsi qu'une exposition, permettent de revivre toutes les étapes de trois siècles d'histoire du sel et des mines. Puis, un petit train conduit les visiteurs au cœur de l'exploitation. De là, un parcours à pied d'une durée d'une heure, permet de découvrir l'incroyable effort accompli pour rechercher sous terre les sources salées, ou pour dessaler sur place de la roche contenant ce sel qui, à l'époque, valait de l'or.


En plus, et partout le sel a toujours été un produit d'échange, si bien qu'à l'heure actuelle, il est toujours taxé. Et le grand voleur comme d'habitude c'est l'État.


Le monopole du sel en Suisse date du début du XVe siècle et est toujours en vigueur. Ce monopole est cantonal et règle tous les aspects liés à l'extraction, la commercialisation et la fiscalité du sel.L'Etat de Vaud a délégué la gestion du monopole pour le compte du canton à la Saline de Bex qui exploite les Mines de Sel de Bex. Les autres cantons de Suisse l'ont déléguée aux Salines Suisses du Rhin Réunies SA à Pratteln / BL.

Il nous autorise à commercialiser nos produits uniquement sur le canton de Vaud. De même que les Salines du Rhin sont autorisées à commercialiser leurs produits dans tous les cantons suisses à l'exception du canton de Vaud.

Le sel et les produits contenant 30% et plus de sel (Nacl) sont des marchandises contrôlées soumises à une fiscalité élevée (au même titre que, par exemple, l'essence). Cette fiscalité se base sur les droits régaliens des cantons, ancrés dans la constitution fédérale et les constitutions cantonales.

Dans le canton de Vaud, elle s'appuie sur plusieurs lois dont le dernier décret d'application date du 16 juin 1997; selon le cadre légal en vigueur, le Conseil d'Etat fixe la taxe sur le sel; depuis le 10 juillet 1998, celle-ci est de 60 cts/kg pour le sel alimentaire et de 18 cts/kg pour le sel non-alimentaire. Notons que des taxes sont aussi perçues dans les autres cantons.

Dans le cas du sel commercialisé par notre entreprise, ces taxes sont déjà incluses dans le prix de vente.

On a passé un chouette après-midi quand enfin on ressort du trou. On peut dire qu'on a fait les taupes. Et ma Jonquille qui est un peu clostro. J'ai du la tiré par la manche. Même pô vrai !


Avec tout ce sel, ben j'en ai la langue salée et la soif qui va avec. À la bonne tienne !

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19 janvier 2009

Les palmiers

Palmier

Nous voilà dans l'courant d'la semaine qui se termine par un wik de trois jours et demi. En Septembre, vers le 25, nous avons toujours un Lundi de congé. On appelle ça le Lundi du Jeûne. Pourquoi ? Parce que le dimanche on est sensés bouffer que d'la tarte aux pruneaux et de donner la différence financière pou' les p'tits noi's d'Af'ique. Mais nous les Romands, on n's'laisse pas comme ça scraffé la graille du Dim, alors pour compenser on a inventé le Lundi.

Donc disais-je, trois jours et demi de congé, c'est bon à prendre ça avant l'hiver. Aussitôt je déclarai à ma Jonquille qu'on irait voir les palmiers. Donc préparation ad hoc pour un départ Vendredi vers 13:30.

On mis donc le cap sur Lausanne, Vevey, Montreux et Martigny. Delà on attaqua le Col du Grand-St-Bernard. On est à la fin des année 80, donc les routes ne sont pas ce qu'elles sont maintenant, mais elles sont assez larges et carrossables. Normalement au Col, on devrait voir sur notre gauche, en contre-bas de la route un petit lac. Mais un brouillard à tronçonner nous en empêche.

St_Bernard_Lac

Au sommet sur la route se trouve un panneau routier indiquant le Col et son altitude. Impossible de le déchiffrer, il est couvert de 5 cm de glace.

st_bernard_panneau

On s'en va au resto pour tirer un jus, peut-être qu'en une demi-heure le brouillard se lèvera. Macache ! On en est pour nos frais. Puisqu'il est ainsi on ira pas voir leurs gros chiens qui puent, avec leurs ridicules tonnelet de pseudo rhum.

st_bernard

On décide d'attaquer la descente du Val d'Aost. Quel brouillard, mais quel brouillard. On ne voit pas plus loin que le bouchon du radiateur. Ben ouais je sais qu'les bagnoles n'en n'ont plus depuis lulure, toujours est-il qu'il faudrait s'asseoir sur le capot pour voir plus loin. On a les deux le nez plat contre le pare-brise pour détecter les virages et les bords de route. J'ai enclenché mes feux d'alarme. C'que Toi Frouzien appelle les Ouarningues, pisque tu sais pas parler autrement qu'en Franglais. Dans l'autre sens, roulent à toute vibrure à toute louffe des camions de chantier et qu'ils coupent les virages les bandits. On fait un temps pas possible pour arriver à Aosta où le soleil brille enfin.

On reste à Aosta, on visite la ville et on y couche. Bizarre ces Aostiens, ils cassent des maisons et en refont des neuves.

Aosta_th__tre_romainaosta

De là on monte vers Courmayeur où l'on passe le jour et la nuit. Tristesse d'une station avec ses lits froids, mais le panorama à lui seul vaut la chandelle.

courmayeur

Puis on s'enhardit pour la traversée du tunnel du Mont-Blanc. Le caissier sort de sa guitoune en agitant la main devant lui pour dire *ouhlala*. Il cherche son voisin et collègue. Ils s'en reviennent avec une chevillière, ou ruban métrique si tu préfères. Ils mesurent l'entre-axe entre la roue avant et celle de l'arrière. Puis dans trois monnaies différentes le prix de la traversée s'affiche. Lit. 840'000.00, FRF 326.00 et enfin CHF 84.00. Purée, y nous prennent pour des rupinos c't'équipe. Tarif camion ! Retourner, tu n'y penses même pas ça nous coûterait plus cher.

Tunnel_Mont_Blanc

La descente côté Nord s'annonce sportive. Dans plusieurs contours, des carcasses rouillées de camions te rappellent à l'ordre. On ne met pas le pied sur le frein, on se sert du frein-moteur. On roule jusqu'à Annemasse où l'on passe la dernière nuit.

Annemasse

Les palmiers, ben on en a pas vus !


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12 juin 2008

Les Pyrénées

Font_Romeu

Mais quelle idée est-ce qu'on a eu de se fourrer dans un endroit pareil ?

Certainement qu'on était en vacances d'été dans le Sud-Ouest de la France et que l'idée de gravir ces routes célèbres pour le Tour des Drogués France, qu'on se décida à monter à Font-Romeu. Station non seulement connue pour les sports d'hiver, mais également Centre National d'Entrainement, donc sport d'été et station du même nom. On décide d'y passer 2 nuits. C'est proche de l'Andorra.

Comme dans les hôtels, on parle de nuitée en camping. Comme on arrive toujours vers midi, 2 nuits représentent un jour et demi sur place. On aime pas s'éterniser. Or le premier après-midi, on apprend qu'il y a porte ouverte au four solaire d'Odeillo. Késaco ?

Si t'as la flemme majuscule de ne pas suivre les liens, et de mourir inculte, je te brosse le tableau en 2 mots. C'est un laboratoire scientifique unique au monde sur les phénomènes à hautes températures. D'un côté, dans un champ fortement en pente est placée une grande quantité de miroirs réfléchissants qui suivent automatiquement les rayons du soleil. De l'autre une parabole géante capte cette énergie et la renvoie sur un point focal, qui chauffera le four. T'as rien compris, je te mets un croquis explicatif et si non suis les liens.

Four_solaire

Bien qu'on ne soit pas hautement diplômés en science solaire, et que pour griller notre poulet ça ne sert à rien, on a été captivés par les explications techniques savamment vulgarisées  par une Ingénieur du CNRS.

Mais ce ne fut pas l'évènement majeur de la journée. Oh que non. Font-Romeu - Odeillo, il y a même pas 5 Km. Mais quels kilomètres. Pffff ! Font-Romeu, altitude 1'850 mètres sur mer et Odeillo, c'est nettement nettement nettement plus bas. On a eu l'idée d'y aller en VTC. La descente, ça va, bien que les poignées de freins soient serrées presque au max, on dévale à une vitesse supersonique pour nos yeux, mais à la lenteur d'un escargot paralytique pour un tourdefranciste.

La descente, bon on est en bas. On visite, mais... oui il faut remonter. Alors imagine-toi un soleil pyrénéen au mois d'août et vers 16 heures. On a beau avoir 14 vitesses, il n'y avait encore pas de triple plateau, sur les vélos, il faut tout de même pédaler, suer, suffoquer, rougir, écarlater et éclater de chaud.

Ouf ! On est en haut. Deux bières bien fraîches s'il vous plait Madame !

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05 juin 2008

La fin du Fiat

Un Dimanche soir, nous étions sur le chemin du retour de Week-end. Nous revenions certainement de Besançon, puisque nous     roulions  en direction du Cirque de Consolation, et que soudain mon regard se bloqua sur le rétroviseur. MERDE que je lançais. Le porte-vélos et son chargement venait de se décrocher du véhicule. La grosse crainte, une voiture suivait à distance raisonnable ce qui lui évitât un fâcheux carambolage. Les VTC rebondirent devant la voiture suiveuse et sautèrent par dessus le toit.
   
Pas de dégâts, pas de constat. On ramassa les vélos, ou ce qu'il en restait et on les chargea dans l'habitacle du camping-car.
   
Pourquoi ? Comment ? Telles étaient les questions. En analysant le problème, on se rendit compte que l'armature de bois de l'habitacle avait subit l'assaut de la pourriture. Dans le fond, on a évité le pire. Décisions à prendre.
   
A fin octobre on se rend à Berne au Salon de la Caravane
. On tourne parmi les stands, on cherche, on discute et finalement un vendeur nous propose une affaire. Il reprend à bon prix le Fiat et nous on repart avec un contrat pour un Autostar monté sur châssis Peugeot tout neuf.
   

CampCar

Comme convenu, on conduit le Fiat à Rolle, sur la rive du lac Léman, à 120 Km de chez nous. En contre-partie, on n'aura pas de location de garage pendant l'hiver.
   

Au début de cet article, je nommais le Cirque de Consolation. Or dans le Jura, s'entend la chaîne jurassique, c'est un phénomène géographique assez courant     appelé reculée. Ce n'est pas transcendantal, mais assez impressionnant à découvrir.

 

Reculee_02

 

Recul_e_01

Balades en forêt, pendant la chaleur estivale, visite de cascades, de grottes, de chapelles. Quand il ne pleut pas et qu'il ne fait pas froid, la chaîne du Jura est une très belle région à visiter. Avec ses plateaux situés à 1'000 mètres d'altitude, où pâture librement vaches et chevaux.

 

FM
 

FM_02

Lieux mitiques, empreints d'une religiosité     catholique du moyen-âge et le pays du " secret ". Les pâturages, en son temps, libre d'accès aux promeneurs, permettent de faire la torrée. Ces grands feux de bois mort, que l'on étouffe avec de la dare, grande branche de sapin vert, pour que le feu devienne braise. Et c'est sous la braise que l'on cuit la saucisse, soigneusement emballée dans de la feuille de chou et du papier journal, donc une autre feuille de choux, pendant trois quart d'heure.  Une salade de  patate et une bonne bouteille de rouge.

   
C'est ainsi qu'on passa le samedi soir, mais dimanche matin vers 5 heures, un grand bruit, on tapait contre la carrosserie. C'était une vache qui se grattait.

Vieille vache va !

   
 

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29 mai 2008

Yougoslavie

Après avoir fait nos gammes tous les week-ends et les congés prolongés de Pâques, Ascension, Pentecôte dans les départements     de l'Ain, de la Côte d'Or. du Jura et même de l'Alsace, nous sommes rodés et même bien rodés. 

Pour le deuxième été avec le Fiat, on décide de partir pour la Yougoslavie. C'est bien la Yougoslavie, le pays est encore     empreint de son Maréchal Tito. Encore pays de vacances     balnéaires.
   
Peu désireux de prendre. les autoroutes, on prend la direction des Grisons et l'on pose notre premier camp à Coire, Chur en langue du pays. De là on se rendra à Venise et Trieste en passant par les Dolomites
. Mauvais calcul, mausaise estimation. La route des Dolomites, c'est la galère, étroite et tortueuse. Ca monte et ça descend. C'est tout un sport de croiser un poids lourd dans un contour en épingle, il faut anticiper et s'arrêter environ 50 mètres avant d'entrer dans le virage. Des chantiers et des feux tricolores en veux-tu en voilà. Sauf pour un chantier, des hommes chargent à la main des déblais sur un camion. Mais pas de chance on arrive à l'heure du casse-croûte. Il faut attendre qu'il finissent, non seulement de manger, mais de charger le camion. On est en plein soleil.

Dolomites

On roule à la vitesse supersonique de 30 Km/h. On arrivera tout de même près de Venize et la frontière n'est plus très loin, juste après Trieste. On reste quelque jour dans la région de la presqu'île de Pula et de la vielle de Rieka. Mais évènemet bizarre, on est dans UN pays et il y a une frontière officielle et très militaire entre la Slovénie et la Croatie. Le gabelou nous demande si on a des armes. Non mais...! Une bombe oui, mais contre les moustiques.

   

On descend au sud le long de l'Adriatique, par une route qui semble avoir déjà eu la guerre de Yougoslavie. Des parapets défoncés, et des carcasses rouillées de voitures nous incitent à accélerer rouler très prudemment. On va descendre jusqu'à Split.    

Split

On fait des haltes au gré de la route. Mais la plus intéressente, est manifestement celle d'un campement quelque part au bord de la mer. Il est installé sur l'aire d'une ancienne télécabine, et nous sommes à la gare de départ. Il devait s'agire d'un engin de chantier plus que touristique. Seuls subsitent les gares de départ et d'arrivé, et les pylones. On est installé sur une plateforme 5 à 6 mètres au-dessus de la mer. Ca donne l'impression d'être sur un balcon et la limpidité de la mer permet de voir les bancs d'oursins. Malheureusement quand on est dans l'eau, un fin limon s'agite sous les pieds et trouble la vue, si bien que je me mets à danser la samba. Non c'est pas drôle !

Le local sanitaire est installé dans les locaux de la gare et le coin "vaisselle" est situé devant les "Douches Dames" et il n'y a pas de porte. Il n'y a pas de cabines non plus, seulement un tuyau d'eau qui coure au milieu du plafond, exactement dans l'axe du passage. Si bien que quand tu frottes les casses, tu vois les casses nanas à poil à 3 mètres de là.

Depuis Split on remonte en direction de Bihac et Zagreb. On traverse des contrées hérissées de minarets. Jamais vu ces engins pour de bon, on est en plein pays musulman.

Zagreb

A Zagreb, au centre il y a une très belle place, bien aménagée et interdite à la circulation. Malgré l'interdit on y circule avec nos VTC. Oups ! Une patrouille de police, on actionne la manette du Campagnolo et le bruit du dérailleur distrait les Poulardins.

De Zagreb on remonte en direction de Maribor, la frontière Austro-Yougoslave. Là on est contraint de rester 3 jours. Pas que nous ayons des démêlés avec qui que ce soit, mais il nous reste trop d'argent local. Et là le banquier avait été formel, je t'en vends mais je ne t'en rachète pas. On va au resto matin, midi et soir, faut bien liquider le rouleau de billet que j'ai dans la poche. Et de plus la vie n'est pas chère, du moins pour nous. Un bon repas nous coûte environ 5 CHF par personne, soit un peu plus de 3 €.

Enfin on est tondu, plus de Dinar. On traverse, et on se retrouve à Salzburg, berceau de Wolfgang Amadeus Mozart. Une ville où même en été il semble que c'est Noël, il y a des décorations partout et ça sent le pain d'épices. La rue commerçante est étroite, si bien que c'est une véritable foire d'empoigne. Les commerces se chevauchent et leurs étals encombrent la petite rue.

Salzburg

        Retour par l'Allemagne, où l'on se rendra une autre année.

 

 

Posté par HIL le Rhodan à 06:04 - Fiat - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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