07 janvier 2009
Vieil An - Nouvel An
Du Haut Rein Rhin on s'en va à
Strasbourg, 120 bornes, pas besoin d'se lever avant l'coq. On a un peu
de mal a repéré l'hôtel, mais le réceptionniste joue le GPS par
téléphone, du genre : traverse la ligne de tram, là tu vois la pharmacie ? Ben tourne à droite et tu y es 50 mètres plus loin.
On décharge les onze valises de ma Jonquille et mon p'tit sac de
voyage, on s'inscrit sur le Grand Livre. Et là, la mission périlleuse
commence. le Boss m'interpelle pour qu'on aille mettre la voiture au
garage. Aïe aïe aïe ! Le garage, deux couches de voitures. Je dois
grimper en marche arrière sur des rails, le Boss me guide et soudain
il rabat le rétro le temps de passer une colonne. Ça monte raide,
encore encore encore ! Je sors de la voiture au risque de m'péter la
frite, même qu'on est en Alscace et pas en Belgique,
je longe un longeron qui est là pour être longé. Ouf ! Enfin en bas. Le
Boss presse un bouton et le nez de la voiture va se coller au plafond.
Sous le châssis je découvre une autre bagnole. Vous pensez sortir avec
la voiture ? Ben ch'pense qu'on va prendre le tram qu j'y répond.
En effet, on prend le tram, Strasbourg vient de se doter d'un tramway de dernière génération, comme on en trouve maintenant dans toutes les grandes villes de France. Pousse-toi Mémé qu'on voie le tram !
On en profite pour aller visiter le bâtiment, enfin les extérieurs, de l'UE. Une fois sur terre...
Et une fois depuis l'eau. En effet on a pris une barquasse pour nous traîner sur l'Ill et visiter la ville autrement.
Nous n'oublions pas d'aller à La Petite France, vieux quartier situé au bord de la rivière. Les habitants y vivent en marge des Strasbourgeois.
Puis on remonte sur la place de la Cathédrale où se trouve l'un des marché de Noël. C'est grand, énorme, même hénaurme.
On prend un repas au Kammerzellhüs qui se trouve à deux pas de la Cathédrale. C'est une vieille bâtisse du XVe s. L'intérieur est également richement décoré, mais la lumière très tamisée par de petites fenêtres avec verre *cul de bouteille*.
De temps à autre, quand nous rentrons à l'Hôtel, on apprend qu'il y a eu le 26 décembre 2004, un tsunami, ou un raz de marée en Français, d'une rare importance qui ravage le Sud-est asiatique. On ne porte pas trop attention à cette info, de toute façon on n'y est pour rien, c'est pas nous, j'vous l'jure M'sieur l'Inspecteur.
On passe un Réveillon couçi couça dans un resto proche de l'hôtel et sur le coup d'une du mat on abandonne la quille de rouille à nos voisins de table.
On musarde, le nez en l'air au risque de se prendre les pieds dans l'tapis. C'est beau ! Place Gutenberg un sapin de Noël d'une hauteur de....oh plus que ça.
Sur le chemin du retour, on s'arrête dans un troquet des Franches-Montagnes pour prendre un caoua. Le canard est là sur la table et on le parcours, ma Jonquille à l'endroit et moi à l'envers. Soudain un avis nécro attire notre attention, Pierre-Alain notre bailleur du garage du CC, est là, mort emporté par une terrible vague. De plus ces deux fils de 10 et 12 ans partagent la même page. Leurs corps seront ramenés des mois plus tard. Seule l'épouse et mère s'en est sortie avec des blessures. Tristes vacances pour ces gen. Mais belles pour nous.
05 août 2008
Noël 1999 - Nouvel-An 2000 #3
Ca y est, on est fixé. Le Réveillon on le passera à Aix-en-Provence. Très souvent on a passé dans sa périphérie, mais jamais on a pris le temps de visiter cette belle ville des Bouches-du-Rhône.
On trouve un hôtel hors du centre ville, même assez éloigné. On décide de passer la soirée au centre ville. Pour éviter des désagréments, on prend le taxi pour y aller. On se rend sur le Cours Mirabeau pour se dégoter un petit resto sympa. L'avantage des grandes villes, il n'est pas obligatoire de réserver la soirée 6 mois à l'avance.
Le Cours Mirabeau, une très belle allée de 440 mètres de long et 42 de large, totalement ombragée par les platanes qui la bordent. En été, endroit sublime pour y lancer la boule en sirotant un pastis, et en hiver magnifiquement décorée et toute scintillante. On trouve le petit resto qui nous convient. De style Brasserie parisienne, haute de plafond, ou bas de plancher ce qui revient au même, meublée 1900, la salle est belle. Au centre, contre la façade, sur une estrade, presque une chaire, se tient une matrone bouclée de blond platine qui tient le tiroir caisse. La chair peu chère nous est chère.
C'est l'heure du passage en l'an 2000, qui comme certains on finit par l'admettre est la dernière de ce XXe s. et non la première du suivant, on se rend vers la Rotonde, cette fontaine monumentale qui orne le centre de la Place du même nom.
C'est près de cette dernière que se tire un magnifique feu d'artifice qui pétarade près d'une heure. On se mêle à la foule, l'ambiance est à la fête, pas trop de pochtrons et la température agréable pour un Premier janvier. Dans nos montagnes, ces fêtes extérieures et nocturnes ne sont guère agréables, il faut s'emmitoufler, carburer au grog et patauger dans la neige.
On se met en quête d'un taxi pour rallier notre hôtel. Après trois-quart d'heure de maraudage, on apprend que ces foutus taxis ont déserté les lieux. Pas un ne circule. 5 Km à pied, ça dégrise.
D'Aix, le matin du Jour de l'An, on s'en va en direction de Manosque, entre 50 et 60 Km ce n'est pas le bout du monde. Ville méditerranéenne en montagne. On visite et on y mange, mais normalement.
On continue notre route par les Hautes-Alpes, et enfin on rencontre un peu de neige, on est en plein dans le contre-fort du massif des Alpes. Arrivée à Grenoble. Célèbre pour son téléphérique bulle qui dessert la Bastille. On y monte pas, c'est déjà fait.
Au coeur de Grenoble, découvrez un des plus riches panoramas des Alpes. Du centre ville, empruntez les "bulles" et rejoignez la Bastille. Du rocher calcaire, vous surplomberez l'Isère, le vieux quartier Saint Laurent, la citadelle Rabot et les frondaisons des chênes.
Au boulot maintenant
31 juillet 2008
Noël 1999 - Nouvel-An 2000 #2
La veille de Noël, il pleut comme vache qui pisse. Mais ça n'entrave pas notre envie de visiter le Massif des Alpilles. Les Beaux-de-Provence, Fontvieille, Saint Andiol, Eyrague, Graveson. On s'arrête partout et bien plus. Même en hiver c'est beau, c'est provençal. Les villages sont tous plantés de platanes, qui ayant perdu leurs feuilles laissent apparaitre les décos de Noël.
Plus loin en pleine campagne, on peut visiter un moulin à huile. C'est intéressant et évidemment on se charge d'un estagnon de 5 litres d'huile d'olive.
Le soir, lors du Grand souper du réveillon, l'orage se déchaine. Le tonnerre fait vibrer les carreaux des fenêtres, et ce qui devait arrivé arriva, repas aux chandelles totalement improvisé. N'empêche que le personnel gère la crise, environ trente minutes de magie de Noël.
On termine notre forfait à Valrugues par le repas du soir de Noël, et là tu peux me croire sur parole, le Chef s'est sorti les pouces. C'est de loin les petits plats dans les grands, mais le grand jeu. Les mets sont fins, les desserts sublimes et le vin des Coteaux de Provence gouleyants à souhait.
Le 26 au matin, il reste une formalité, et pas une forme alitée, à remplir. La signature au bas du bon qui partira sous peu chez Visa. Prochaine étape Martigues.
Quelques jours dans cette région, on fait le tour de l'étang de Berre, on visite un maximum de villages on admire les décos de Noël, on va voir les crèches dans les églises. Faut dire qu'on est assez accros à ces petits objets, on les compare, on les commente. On va même à Arles où une grande foire aux santons de Provence est annoncée. Il doit être dit une fois pour toutes, que seules les figurines de crèche à porter le nom de *Santons* sont fait d'argile provençal par des santonniers Provençaux. Sa dénomination vient en directe du patois Provençal et se disait santoun, soit petit saint. Les autres, ne perdant rien au mérite de leur beauté sont des figurines de crèche.
Ceux que je préfère ce sont ceux de mon pote le Maître Santonnier Claude Dantinne à Le Val. Il fait un boulot formidable et de grande précision. Ici Claude dans son atelier.
A Arles justement on a vu LA chose jamais vue, une crèche d'Amérique du Sud, avec des personnages souriants, de belles bouilles rondes, du plaisir à voir, alors que d'habitude ils ont l'air d'avoir avaler une purge en lieu et place du sirop antitussif. Et la cerise sur le gâteau, le petit Jésus, à plat ventre avec les fesses à l'air. Un sourire illumine toujours nos visages quand on y pense bien des années plus tard.
A Istre, le souvenir d'un loup de mer, pas un vieux loup de mer, grillé au fenouil, un régal. Oui je sais tu vas me dire qu'on est toujours à table. Pas notre faute, on aime les bonnes choses, et tant qu'à se sustenter, autant le bien faire. C'est beau cette phrase, hein ? On approche de la fin de l'année, et il faut penser à notre Réveillon.
La suite mardi 5
29 juillet 2008
Noël 1999 - Nouvel-An 2000
Décembre 1999, comme tous les Dimanches matin à 7 heures, je m'en vais à la boulangerie chercher quelques petites viennoiseries pour le p'tit-déj et en prime le journal du dimanche mais qui n'a rien à voir avec Le JDD.
Dans la matinée, ma Jonquille m'interpelle, T'as vu ça ? Quoi ça ? Noël ou Nouvel-An en Provence. 4 étoiles à l'Hôtel du Vallon de Valrugues à St-Rémy de Provence. Ben ouais, euuuh pourquoi pas.
Il s'agit d'une offre pour 3 nuits dans un hôtel de luxe avec des repas gastronomiques. Ca coûte bonbon, mais on décide de sauter le pas et d'y aller à Noël. la brochure ICI.
Le jour J, bagnole chargée, on se dirige vers la frontière par Genève. On fait une halte d'une nuit à Montélimar. Comme on est parti relativement tôt, ça nous laisse le temps de se restaurer et de visiter un peu la ville l'après-midi et le soir. On a trouvé un hôtel en pleine ville. Le couac, le lit est étroit, 120 cm. pas terrible, terrible. Bon ,une nuit ça va mais pas deux.
Jusqu'à Saint-Rémi, il ne reste guère de chemin à faire, aussi on y va pépère, on flâne on lambine on s'arrête on visite, c'est les vacances. On est plus du genre à faire des tirées de 15 heures de bagnole.
Arrivée à Valrugue. Depuis la porte d'entrée de l'hôtel, un grand couvert s'avance sur la place. La route se partage, deux disques indiquant clairement que c'est interdit d'aller à gauche, tandis que l'autre montre la direction. Je m'apprête donc à partir à droite, comme un conducteur discipliné, eh oui ça m'arrive, mais d'un geste impératif le portier me fait signe de ne pas suivre le fléchage. Par la fenêtre ouverte, il nous gratifie d'un Bonjour Madame, Bonjour Monsieur, Bienvenue à Valrugue ! Veuillez laisser les clés au tableau de bord, je déchargerai les bagages et les monterai dans votre chambre !
A la réception, bien qu'ils ne nous aient jamais vu, ils connaissent non noms. Inscriptions, distribution des clés. On est informé que le repas sera servi dès 19h30. Ascenseur, 2ème étage, et une belle chambre, un peu vieillotte, mais très jolie avec vue sur le jardin et la piscine. Piscine qui ne va pas nous déranger surtout au mois de décembre. On déballe nos petites affaires pour les ranger dans les armoires. Nec plus ultra, en ouvrant la porte de l'armoire un éclairage s'allume.
Heure du repas, briqués comme des sous neufs, habillés de chic, on descend à la Salle à manger. Wahooo ! The salle avec une immense cheminée à la Française. Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur, votre numéro de chambre s'il vous plait, merci je vous conduis à votre table. Et dès cet instant, on est plus maître de nos corps, on pousse ta chaise, tout juste si l'on ne te noue pas la serviette autour du cou. Un Maître d'Hôtel s'avance et décline le menu. Pire que le match France-Brésil ! Et un, et deux, et trois et quatre et cinq, etc... ça n'en finit plus. Ensuite le tour du sommelier, celui qui a une grappe en or au revers de son veston noir. Avec l'entrée, je puis vous proposer.... pour le poisson... la viande... et en dessert EN dessert, Non mais, on parle français, AVEC le dessert... Je vous propose...Stop ! Si ça continue longtemps, on va être pété comme des coings . Repas de fête. Menu de rêve, cuisine légère et voluptueuse. Mais on est que le 23, et demain soir ce sera dîner de gala.
Le 24 au matin on s'en va visiter la région. Le portier nous cherche la voiture, notre petit 4x4 japonais parqué entre une Rolls et une Jaguar.
On aimerait bien aller à la messe de minuit, pas qu'on soit démangé, mais on aimerait voir une Pastorale, une Crèche vivante. Mais c'est comme les grandes finales, il faut réserver sa place d'année en année. Il pleut et il fait froid.
Pas sur cette image tirée du Net
Suite au post du 31

































